‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 78 sur 197 · LXX11I · texte numérisé non relu

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2 décembre 1804.

Le 2 décembre 1804, Napoléon mil sur sa tête la Couronne impériale dans l’Eglise métropolitaine de Paris, en présence des Princes, des Grands, de tous les Corps de l’Etat et des Députés de tous les cantons des Départements de la France.

Le type de la médaille représente Napoléon posant la couronne sur sa tête. A ses côtés sont les Grands Dignitaires, donl l’un porte le globe et le sceptre, et l’autre, la Main de justice et la Couronne impériale.

La légende: IMPERATOR • LA VUE AM • AVGVSTORVM • ADSVMIT, annonce que l’Empereur a pris cl posé sur sa tête la couronne que le vœu unanime des Français lui avait déférée. L’exergue donne la date de cette auguste cérémonie.

Bien que le Sacre el le Couronnement de Napoléon eussent ci Noire-Daine, la Commission des Inscriptions el Médailles décida d'i l'une rappelant que le Pape Pie N 1 1 sacra l'Empereur el bénit sa Napoléon posa lui-même sa couronne sur sa tête, en présence du

lieu dans la même cérémonie à i faire deux médailles distinctes, louronne, l'autre rappelant que ’ape. ( '.'est cet acle symbolique

prémédité, intentionnellement significatif, accepté d'avance et protocolairement par le Pape, que la Commission mil à son ordre du jour, le do mai 1 8011 , sous le litre « le Couronnement de Napoléon 1 ».

Le ld juin 1800, Mongez propose pour type de celle médaille: L'Empereur en habit impérial plaçant la couronne sur sa tête. L'Empereur serait debout sur une estrade, au bas de laquelle seraient placés un Evêque, un Sénateur et un Maire. Pour légende: Omnium volis ou Gallianim félicitas. Pour exergue: A nno 1804. »

Le mardi 20 juin 18011, Visconli propose de représenter » Napoléon debout sur une estrade et dans l'action de s'attacher la couronne impériale de laurier, en suivant l'intention de la figure appelée Diadumcnos -. La légende serait : Imper. Meapolio lauream Auguslorum adsumil. »

Ymeilhon propose de représenter Napoléon en présence du Pape, prenant sur l'autel la couronne impériale et se la mettant lui-même sur la tête. Pour légende : Neapolio in Im/icralorcm sc suapte manu coronal.

Le -27 juin 1801). la Commission arrête:

" Le type représentera Napoléon debout .lue antique appelée Diadumcnos , et dont il existe un i fameuse statue, s’attachant la couronne de lauriers. Il ? l'un, le globe et le sceptre, l'autre, la main de Justice.

Impcralnr lauream Auguslorum adsumil. L’exergue

La Commission pense que. •< quoique la forme de cette légende tienne plus du genre de l'inscription . en ce qu'elle use du temps de l'indicatif, ce dont les médailles antiques offrent peu d'exemples, cependant il est souvent nécessaire de l'employer dans une suite de médailles historiques où il faut expliquer la nature précise d’une action, ce qui ne saurait quelquefois avoir lieu par le moyen de la formule usitée qui fait considérer les actions comme passées3 ».

1. Voyez à ce sujet : Frédéric Masson, Le Sucre cl le Couronnement de Napoléon, p. 178.

2. Il s'agit île la célèbre statue grecque, appelée I» Dladumine, œuvre de Polyclète. Cf. Max. C.olliiinon, Ilisl. de la sculpture grecque, l. I. p. 4‘.»7.

a. Les nombreuses médailles gravées et frappées à l'occasion du Sacre el du Couronnement de Napoléon confondent généralement ces deux phases de la cérémonie de Notre-Dame, le 2 décembre 1801 ill Frimaire an XIII Trésor de numism. Empire français, pl. lit.

estrade, dans l'attitude cl l'inlention de la staîarbre à Rome qui paraît une copie de cette sera accompagné de deux dignitaires tenant. '. avec la couronne impériale. La légende sera : A nno. 1801 die 2" Dec. »

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/ I Frimaire un XIII (7 décembre 1804'.

Le troisième jour des Fêles du eourounenienl fui consacré à la gloire des armées, ii la valeur, à la lidélilé. L'Empereur se rendit au Champ de Mars, où, assis sur un trône qu'on y avait préparé, il distribua à l’armée et aux gardes nationales de l’Empire leurs nouveaux drapeaux, ces Aigles qui doivent toujours les conduire sur le chemin de l’Honneur et de la Victoire.

L’Empire français, désormais le rival vlej’ Empire romain, était digne d’avoir a la I etc de ses légions celte enseigne antique et révérée ; et les Aigles françaises devenues l'emblème de la dynastie vies Napoléon, inspireront aux peuples étrangers le même respect que leur inspiraient jadis les aigles romaines.

L’Empereur, après avoir remis les Aigles aux Colonels des différents Corps de l’armée et aux Présidents vies collèges électoraux, les invita tous à jurer de les défendre cl vie les maintenir toujours dans le chemin vie la gloire. L’émotion la plus vive se répandit aussitôt dans l’assemblée et le serment fut prononcé par tous avec l’élan et les accents vie l'enthousiasme.

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