VI. De leur côté, les chirurgiens de Saint-Côme
n'avaient rien négligé pour constituer fortement leur
collège, et pour obtenir, de gré ou de force, leur entrée
dans l'Université. En général, on peut dire que leurs
plus audacieuses tentatives en ce sens précèdent ou
suivent de près les actes d'union entre la Faculté et les
barbiers ; ce qui est d'ailleurs assez naturel. C'est ainsi
qu'en 1S76 nous les voyons, dans une assemblée géné-^
raie de l'Université, formuler la demande expresse de
faire partie de la Faculté de médecine, et à ce titre de
recevoir la bénédiction du chancelier, de faire des leçons
publiques, etc. Plusieurs édits des rois de France leur
avaient bien accordé ou confirmé cette autorisation * ;
mais ces édits étaient restés à l'état de lettre morte, et
1. Dans une ordonnance de François l^^, il est ordonné « que lesdits professeurs, bacheliers, licenciés, maîtres eu icelui art, mariés et non mariés, jouissent de tels et semblables privilèges, franchises, libertés , immunités et exemptions , dont les écoliers, docteurs-régents, et autres gradués et suppôts de notre Université, ont accoutumé de jouir et user. » (Secondes lettres patentes de 1544.) — Confirmation de ces privilèges par les rois Henri II, Charles IX et Henri HI.