‹ Les médecins au temps de Molière: moeurs, institutions, doctrinesChapitre 2 sur 222 · AU TEMPS DE MOLIÈRE CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

AU TEMPS DE MOLIÈRE CHAPITRE PREMIER

L'ancienne Faculté de médecine de Paris. — Son installation. — Ses origines. — Son esprit. — Côté religieux de cette institution. — Le Doyen. — Les Élections. — L'Enseignement. — Les Examens.

— Les Grades. — Serment des Bacheliers. — Cérémonies de la Licence. — Les Thèses. — Bénédiction du Chancelier de TUniversité.

— Le Paranymphe. — Le Doctorat. — Uacte pastillaire. — Sources auxquelles a pu puiser Molière pour la Cérémonie du Malade imaginaire. — Banquets. — Mœurs intimes.

I. A Tangle de la rue de la Bûcherie et de la rue de l'Hôtel Colbert*, existe une vieille et sale maison, surmontée d'une espèce de tour ronde, qu'on prendrait volontiers pour quelque ancien pigeonnier abandonné ; repaire infect et malsain, qui menace ruine de tous côtés, et qui ne tardera probablement pas à disparaître, grâce aux embellissements croissants de la capitale, qui n'ont pas encore transformé ce triste quartier. Sur l'une des façades, on peut voir un écusson, avec cette inscription à demi effacée : Urbi et orbi salus. En montant, par

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