‹ Les médecins moralistesChapitre 126 sur 352 · ENVIE · texte numérisé non relu

ENVIE

L’envie est à l’âme ce que la rouille est au fer : elle la ronge.

Beauchéne, Maximes, Réflexions et Pensées.

L’envie est certainement l’un des plus tristes fléaux de notre condition terrestre ; c’est le côté le plus hideux de la misère humaine.

Alibert, Physiologie des Passions.

Méchants par nature, les envieux ne diraient rien contre la vertu si la gloire ne la suivait pas.

Le même, ibid.

L’envie, ce principe délétère, est une cause de maladie d’autant plus active qu’elle agit sans relâche et secrètement.

Réveillé-Parise, Physiologie et Hygiène des Hommes livrés aux travaux de l'esprit.

Non, on ne saurait s’imaginer combien d’individus succombent avant le temps, rongés par les tortures secrètes de l’envie, cette carie des os, comme l’appelle l’Écriture.

Descuret, La Médecine des Passions.

Si l’envie est mie maladie, la raison est un remède; si l’envie nous fait au cœur des blessures profondes et dangereuses, la religion peut y verser un baume réparateur et sait la guérir par de douces paroles.

Jules Massé, Cours d‘ Hygiène {populaire.

Ce fut un mauvais plaisant qui mit en circulation cet apophthegme qui nous outrage : Invidia medicorum pessima, car la jalousie du paysan ne le cède en rien à la nôtre ; de plus, elle a sur elle le droit d’aînesse : Caïn n’était-il pas laboureur?

Munaret, Du Médecin de Campagne.

Personne n’est content de son sort, chacun envie le lot de son voisin : c’est l’éternelle folie de l’homme.

Menière, Eludes médicales sur les Poètes latins.

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