‹ Les médecins moralistesChapitre 140 sur 352 · FEMME · texte numérisé non relu

FEMME

La femme est tout amour instinctif et inné.

Belouino, La Femme.

Dieu, qui a resserré les limites de l’intelligence de la femme, lui a donné une puissance de cœur étonnante. Elle est le vase d’élection dans lequel il a renfermé des : trésors d’amour et de foi, qui, de son cœur, s’épanchent sur l’humanité pour remédier sans cesse aux maux qu’opèrent les égarements de la raison .

Oui, c’est parla femme que les sociétés se corrompent ou s’améliorent; c’est elle qui est la pierre angulaire de la société morale. Une nation dans laquelle les femmes sont religieuses peut tout espérer de l’avenir; celle où les

femmes n’ont plus de croyances doit tout craindre, ou plutôt elle est déjà perdue.

Le même, ibicl.

Il faut qu’il soit bien aveugle ou bien ingrat, celui qui n’aperçoit pas que Dieu a fait la femme pour être la compagne inséparable de l’homme, et pour fonder l’ordre sur leur union.

Dofieux, Nature et Virginité.

Si la force est essentielle à l’homme, il semble qu’une certaine faiblesse concoure à la perfection de la femme. Cela est encore plus vrai au moral qu’au physique : la résistance irrite le premier; l’autre, en cédant, ajoute l’apparence d’une vertu à l’ascendant [naturel de ses charmes, et fait par là disparaître la supériorité que la force donne à l’homme.

Roussel, Système physique et moral de la Femme.

Si les vertus des femmes sont moins brillantes que celles des hommes, elles sont peut-être d’une utilité plus immédiate et plus continue.

Le même, ibid.

En somme, les femmes sont d’une nature plus exquise que celle des hommes, et l’on peut dire que partout où il y a une femme, il y a le sentiment de la pitié et du véritable amour. Elles ne sont autres que par la contagion de l’exemple.

Lauveugne, De l'Agonie et de la Mort.

On ne tient point assez compte de l’influence des

HO les MÉDECINS MORALISTES.

femmes sur les mœurs : au sein de la famille, la femme

est tout.

P. Bellemont, Le Courrier des familles.

La manière d’élever et d’instruire les jeunes filles exige beaucoup plus de soin encore que l’éducation des hommes; les plus éminents personnages ne croyaient pas déroger en se faisant les instituteurs de la femme : ils ouvraient par là le sillon de l’avenir; ils y semaient les grains de la vertu.

Le même, ibid.

Les femmes entendent au moins la médecine morale ; et, sous l’inspiration du cœur, elles obtiennent encore des succès là où notre raisonnement s’égare, et où notre expérience est inutile.

Fabre Tebueneuve, Essai sur les moyens d'exercer la médecine honorablement.

C’est dans les grandes souffrances physiques que nous reconnaissons la différence immense qu’il y a entre les empressements d’une femme et les soins empesés des lourdauds du sexe masculin.

Le même, ibid.

Toute la famille gravite autour de la femme, et la société est fondée sur la famille.

L'abbé Beautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

Le besoin de se consacrer est essentiellement le partage des femmes ; elles n’ont d’autre activité que celle du cœur, elles ne s’agitent que pour se dévouer.

Alibert, Physiologie des passions. ■

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