‹ Les médecins moralistesChapitre 158 sur 352 · GO · texte numérisé non relu

GO

L’homme n’est pas, en général, une Intelligence servie par des organes, mais une intelligence déchue luttant icibas contre des organes.

Descuri.t, La Médecine des passions.

L’est moins par l’intelligence que par les sentiments religieux et moraux (pie l’homme est distingué de tous les êtres animés : seul il possède ces instincts élevés auxquels il doit la notion de Dieu et celle du juste et de l’injuste. L’est par eux qu’il est lié à son Dieu, qu’il est porté à lui rendre hommage, et qu'on le voit opposera son propre intérêt le sentiment de ce qui est dû aux autres.

A ni; [.ON, Physiologie de l'Homme.

L’homme est petit par rapport à Dieu, qui est son créateur; par rapport à la vérité, car elle est son institutrice et sa loi ; par rapport à autrui, car il n’est lui-même qu’une pierre de l’édifice, et chacune des autres pierres vaut peut-être mieux que lui. Mais l’homme est grand par sa nature pensante et immortelle, et par les hautes destinées qui lui sont promises.

Belodino, Des Passions.

certains égards, est son collaborateur, et qui, en cas de minorité ou d'impuissance du chef, exerce souvent une régence suffisante. » A l’aide de celle queue, la formule serait tout à fait médicale, il ne lui manquerait d’avoir pour cette seconde partie une rédaction aussi heureuse que celle dont jouit la première. Votre admiration pour la définition de M. de Bonald n’est donc légitime qu'en tant que vous avez accepté le principe de la dualité du dynamisme humain.

Lordat, Idée pittoresque de la Physiologie humaine enseignée ù Montpellier.

PENSÉES, MAXIMES ET RÉFLEXIONS. If.l

L’homme n’est, grand qu’autant qu’il se institue l’auxiliaire des desseins de la Providence.

Devay, Hygiène des familles.

11 est admis, en principe, que l’homme sortit pur et libre des mains du Créateur. Si la vérité avait toujours été son guide, il n’eût eu que des connaissances précises, utiles, indispensables ; mais il lui arriva ce que produit si souvent l’action du temps : pouvant choisir, entraîné par les passions, il oublia son origine et son but, et perdit ainsi, en abusant de la liberté, la connaissance de Dieu et de soi-même.

Brierre de Boismont, Des Hallucinations.

En observant l’ensemble de l’existence humaine, on est frappé de cette multitude d’efforts, de luttes, de résistances, de combats, qui se succèdent dans la carrière que l’homme a à parcourir et à laquelle il semble avoir été condamné ; travail pénible et souvent douloureux. Ainsi, dans son état physiologique et normal, l’homme lutte pour conserver sa santé; dans son état de maladie, il lutte pour combattre les causes qui tendent à sa destruction ; dans son existence intellectuelle, il lutte pour résoudre les questions qui l’intéressent ; dans son existence morale, il lutte pour se vaincre lui-même ; enfin, il lutte pour dompter la nature entière et lui arracher ce qui est nécessaire à la conservation de ses jours.

Théodore Perrin, De la Périodicité.

11 faut aimer l’homme à cause de sa nature et non à cause de ses actes, si l’on veut que l’amour soit vrai. Il

faut l’afiner autant que soi-même, car il est de la même nature que soi. 11 faut lui vouloir tout le bien qu’on vent pour soi. Pour cela, il faut lui faire part de tout le bien qu’on possède, soit par don, soit en lui apprenant à l’acquérir.

De La Roière, Philosophie physiologique de l'Homme.

L’homme est un être si essentiellement moral et social, que tout ce qui altère sa moralité et sa constitution sociale altère du même coup sa santé physiologique et sa constitution physique.

H. Goüraud, Le Correspondant.

Par là même que la raison de l’homme est une faculté libre dont il peut user contre lui-même, elle est moins sûre que l’instinct de l’animal et plus sujette à se pervertir. Ce qui fait qu’il peut s’élever si haut, fait aussi qu’il peut descendre bien bas, et comme il n’y a pas de nature plus noble que la sienne, il n’y en a pas non plus qui arrive à une si profonde dégradation.

Le même, ibid.

Les facultés de l’ homme sont plus étendues que l’univers entier : c’est un palais magnifique, fait dans des dimensions gigantesques, qui semble être déplacé dans le point de vue actuel, et qui est trop grand pouj’ tout ce qui l’environne.

Bêrard, Bapporls du physique et du moral.

L’homme, venu le dernier, nous semble le chef d’œuvre de la création, par cela seul qu'il est entré dans l’ensemble des choses finies pour en compléter l’harmonie, la

comprendre et s’élever plus ou moins jusqu’à son Auteur.

Lauvergne, De l’Agonie et de la Mort.

L'homme est essentiellement esprit et intelligence ; il est à la fois l’ensemble et la perfection de toutes les formes de la vie qui sont sur la terre.

IIeveillé-Parise, Études de l'Homme.

Si vous apercevez Dieu dans le monde, à plus forte raison vous devez le voir dans l’homme; car c’est là qu’éclatent avec le plus d’évidence pour nous les notions

de but et de moyens.

. Le même, ibid.

Les hommes, comme les mots, n’ont de prix qu’à leur place.

Pariset, Eloge de Derthollet.

Ce n’est point une opinion que la dualité du dynamisme de l’homme, c’est un fait général déduit de l’expérience journalière. La philosophie inductive ne nous permet pas de dire que la force vitale et le principe de l’intelligence appartiennent à une même nature.

Lordat, Preuves de l'insénescence du sens intime.

Le dynamisme humain n’est pas le même que le dynamisme bestial. Dans le dynamisme de l’homme, il existe une puissance d’une nature spéciale qui ne se retrouve pas dans la brute.

Le même, De V Intelligence des bêles.

L’homme prend tous les caractères du sol qu’il habite.

Pariset, Eloge de Tessier.

Il existe dans l’homme une puissance en dehors de la

force vitale, puisque celle-ci fléchit devant elle : puissance qui jouit d’une liberté et d’une indépendance que ne possède pas celle dont nous venons de parler. L’une est une force instinctive, impersonnelle, qui n’a pas conscience de ce qu’elle est; l’autre est une force infinie, à l’état personnel; elle a conscience d’elle-même, elle pense, elle veut, elle est libre et souveraine : la première régit l’organisme, la seconde régit le moral de l’homme.

Tiiéouore Perrin, De la Périodicité.

Si l’homme était un, jamais il ne serait malade, car on ne peut concevoir une cause de maladie dans ce qui est un.

Hippocrate, De la Nature de l'Homme.

Quoique revêtu d’une forme terrestre, l’homme n’est point fils de la terre. Son âme, semence divine, germe immortel qu’il apporte en ce monde, doit s’y développer, et, pour cela, il faut qu’ elle obéisse à la loi universelle qui veut quelle vive; à la loi générale, d’après laquelle elle ne peut vivre sans aliments; à sa loi propre, suivant laquelle elle ne peut s’assimiler que ce qui est analogue à sa nature.

L’abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

L’homme a été nommé petit monde ou microcosme, parce qu’il paraît rassembler en lui seul toutes les perfections de la nature; et, en effet, notre âme est à notre corps ce qu’est Dieu pour l’univers.

Virey, Dictionnaire des Sciences médicales, art. Nature.

L’homme naturel chante partout un Dieu perdu, et

l’homme spirituel regrette un trône cl’où il est tombé; il n’est pas pauvre d’origine, il est dépossédé : cest chute , mais rédemption.

Sales-Girons, Principes métaphysiques des Sciences naturelles.

« Ne songez pas, dit Lavater, le physionomiste inspiré, ne songez pas à embellir l’homme sans le rendre meilleur. » Nous ajoutons avec une foi pleine et entière : « Si vous ne le rendez meilleur, ne songez pas à conserver sa santé. »

Feuchtersleben, Hygiène de l'Ame.

Page 1