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IMMORTALITÉ

Au delà du tombeau, l’Eternel récompense ses créatures, et c’est précisément la mort qui les enfante à la* vie; elles renaissent sons des formes sublimes autant qu’inaltérables ; elles se rangent et se coordonnent dans une harmonie nouvelle ; elles se ressouviennent de leur imperfection antérieure.* Tout s’opère ainsi par l’unique pouvoir de Celui qui tient dans ses mains les lois et les conditions de l’existence. Nous ne passons dans ce monde frivole que pour mériter l’immortalité.

Aubert, Physiologie des Passions.

Mourir est un mot vague qui n’est vrai que dans le sens populaire : pour le philosophe, rien ne meurt, tout est immortel. Mourir, c’est se diviser, c’est changer de forme : or, le moi est un, ipdivisible, et par conséquent impérissable. Le principe moral persiste donc après la mort, par sa nature même. Analogue, sous quelque rapport, à Dieu même, dont il retrace une image imparfaite, il est parce qu’il est, ou plutôt parce qu’il a été. Comme . il possède l’exjstence en propre, il ne saurait la perdre

PENSÉES, MAXIMES ET RÉFLEXIONS, une fois qu’il l’a reçue, et il faudrait un acte formel de la puissance de Dieu pour le détruire, comme il en a fallu un pour le créer.

Bkrard, Rapports du jfhysique et du moral.

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