‹ Les médecins moralistesChapitre 177 sur 352 · INDULGENCE · texte numérisé non relu

INDULGENCE

Qui d’entre nous pourrait se vanter d’être en toutes choses identique avec lui-même? Au physique, au moral, nous sommes tous composés de pièces diverses et dépareillées, d’où naît pour nous la nécessité d’une indulgence et d’une bonté mutuelles.

Paiuset, Eloge de Dupuytren.

L’indulgence n’est que justice lorsqu’elle naît du besoin qu’on éprouve de la rencontrer dans ceux auxquels on l’accorde ; elle devient une vertu chez celui qui se montre en même temps sévère pour ses propres imperfections.

Lepelletier (de la Sarthe), Physiologie médicale et philosophique .

La véritable indulgence n'est pas seulement un acte de force, c’est une preuve de bonté.

Souvenirs d’un ancien médecin.

Excès d’indulgence est toujours faiblesse ; manque d’indulgence est souvent dureté.

Le môme, ibid.

Adoptons pour base de nos jugements cette maxime

PENSÉES, MAXIMES ET RÉFLEXIONS. 18,‘i

éminemment chrétienne : Sévérité pour nous , indulyence pour les autres.

Descuret, La Médecine des Passions.

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