‹ Les médecins moralistesChapitre 203 sur 352 · LIVRES, LECTURES · texte numérisé non relu

LIVRES, LECTURES

La lecture des bons livres abrège le chemin de la science.

Baglivi .

La lecture des mauvais livres (j’ajoute : et des médiocres) ne fait qu’allonger sans fin le chemin de la science.

Munaret, Impressions de Lecture.

Les livres sont comme des amis consolateurs qui empêchent l’âme de trop s’appesantir sur des impressions chagrines.

Aubert, Physiologie des Passions.

Si un bon livre est un bon ami, un mauvais livre est

un ennemi d’autant plus dangereux que ses armes sont plus brillantes, mieux polies.

Descuret, Théorie morale du Goût.

Chercher dans les livres à rendre le vice aimable, ce n’est pas seulement une faute de goût, c’est un crime de lèse-liumanité, une véritable tentative d’empoisonnement social.

Le même, ibid.

Il arrive un temps où l’on ne lit plus guère, on relit : c’est l’époque de la maturité, des récapitulations; il faut à notre esprit une nourriture plus choisie. On dédaigne les nouveautés, et l’on revient avec délices aux anciens livres, à ceux qui ont eu la gloire de paraître les premiers, d’ouvrir les voies où tant d’autres ont cheminé plus tard, souvent moins bien ; et ces retours vers un passé glorieux sont le plus grand charme de la vie calme, de la solitude du cabinet, du spectacle dans un fauteuil.

Menière, Eludes médicales sur les Poêles latins.

Un homme d’esprit a dit : Legitur ad probandum , et je trouve qu’il a cent fois raison. Un livre ne nous intéresse qu’en raison des arguments qu’il nous fournit à l’appui d’une thèse adoptée. Cette façon d’étudier serait dangereuse pour les jeunes gens ; mais, un peu plus tard, elle est sans inconvénients : il s’agit alors bien moins d’apprendre que de juger.

Le même, ibid.

Voyez Ouvrages.

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