‹ Les médecins moralistesChapitre 21 sur 352 · ALLAITEMENT · texte numérisé non relu

ALLAITEMENT

L’obligation de nourrir ne s’étend pas aux mères qui ne peuvent donner à leur enfant qu’une nourriture insuffisante ou malsaine. Celles qui manquent de lait, ou, ce qui est encore plus commun dans les grandes villes, qui l’ont mauvais , ne sauraient mieux faire que d’envoyer leurs epfants à la campagne ; ils y trouveront peut-être, dans un lait assaisonné par la tempérance et la frugalité qu’une paysanne robuste leur fournira, un remède à des maux produits par les vices opposés à ces vertus; ils se dépouilleront dans cette source pure, des levains infects qu’on leur a transmis avec la vie. Us y recevront une existence plus solide que celle qu’ils doivent à des parents énervés , et à peine en état de soutenir la leur.

Roussel, Système physique et moral de la Femme.

Le catholicisme, qui a su renfermer toutes les grandes vérités sociales dans le cercle des vérités théologiques, a fait de l’allaitement maternel une obligation religieuse, dont la mère ne peut se dispenser que par des motifs légitimes. Dans le cas où elle ne peut remplir cette importante fonction, l’Église n’exige pas seulement les qualités physiques et morales nécessaires à l’allaitement, elle demande que la nourrice appartienne à la religion catholique , comme Plutarque voulait que la nourrice fût grecque.

Th. Reiwin, Considérations phys, et mor. sur l'Allaitement maternel.

La femme doit allaiter l’àine aussi bien que le corps de son enfant.

Le même, ibid.

Considéré dans son ensemble, l'allaitement maternel est l’expansion de l’être physique et moral, c’est le don de soi, la sublime figure de la charité. Aussi, lorsque l’art a voulu reproduire cette vertu, il n’a trouvé d’autre modèle que celui d’une mère allaitant son enfant. Dans ce tableau, la vérité physiologique et la vérité religieuse se trouvent réunies dans une symbolique unité.

Le même, Ibid.

En acceptant les fonctions du nourrissage, la mère reste fidèle à deux ordres de vérité : la vérité morale et la vérité physiologique ; et, comme le vrai est la source du bien, il résulte qu’en remplissant une tâche où l’âuie prend autant de part que le corps , elle ennoblit son caractère et raffermit sa santé.

Le même, Danger de la Suppression du Nourrissage maternel.

Voy. Lait.

Page 1