ORDRE
L’ordre est une équitable et judicieuse distribution, qui met les hommes à leur rang et les choses à leur place.
Souvenirs d’un ancien médecin.
L’ordre n’a pas seulement pour avantages de soulager la mémoire, de ménager le temps et de conserver les choses, il procure encore à l’âme une sorte de bien-être en reposant agréablement la vue et en conduisant l’homme à Dieu.
Ibid.
Au travail qui crée des ressources, joins l’esprit d’ordre qui les met à profit.
Ibid.
En contribuant à l’aisance d’un ménage, l’ordre rend le caractère des époux plus facile et leur esprit plus content.
Si, dès l’enfance, nous étions habitués à voir tout en ordre autour de nous, bien certainement, par une disposition harmonieuse de l’âme, cet ordre extérieur se réfléchirait au-dedans de nous-mêmes : dans une chambre bien tenue, l’âme éprouve une sorte de bien-être.
Feuchtersleben, Hygiène de l’Ame.
L’ordre est un excellent remède d’ennuis et de chagrins, comme il est un admirable économe de temps et de travail.
Reveillé-Pakise, Eludes de l’Homme.
L’amour de la régularité, l’ordre lui-même ne se transforment que trop souvent en une véritable passion, dont le moindre inconvénient est de rendre ridicule et insupportable celui qui en est l’esclave : tant il est vrai que nos meilleures facultés deviennent une source de maux quand la sagesse ne sait pas en diriger l’emploi.
Descuret, La Médecine des Passions.
La source de l’ordre social descend en droite ligne de Dieu.
Barbaste, De l'Homicide et de l'Anthropophagie.
L’ordre dont jouissent les hommes ici-bas, comme fruit de leurs vertus, n’est jamais qu’une ombre légère de l’ordre éternel qui règne dans les deux.
Le même, ibid
Voy. l’article Propreté.