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PARESSE, OISIVETÉ

Le vice fondamental de l’homme, c’est la paresse, c’est une renonciation à soi-même, une maladie, une mort volontaire. Le réveil de l’énergie individuelle est la condition de la santé et de la vie.

Feucdtersleben, Maximes el Pensées.

La paresse est à la fois une infraction à la loi de la nature, un préjudice causé à la société humaine tout entière, une révolte contre l’ordre providentiel de nos destinées et un attentat envers nous-mêmes.

Vincent, Des Habitudes dans l'armée.

L’oisiveté nuit à la durée de la vie. L’expérience nous prouve que jamais oisif n’atteignit à un âge très avancé ; qu’au contraire, ceux qui ont vécu le plus longtemps sont ceux qui ont mené une vie très active.

Hüfeland, L'Arl de prolonger la Vie humaine.

L’oisiveté prive chaque jour la société de ressources qui lui sont indispensables. I)e là, un déficit dans la production générale; de là, le malaise, les vices, les mauvais desseins; de là, les conflits, le désordre public, l’anarchie, les crimes.

Barbaste, De l'Homicide cl de /’ Anthropophagie.

11 appartenait à la morale d’Epicure de prêcher la vo-

lupté de la paresse ; le christianisme l’a justement frappée de réprobation comme l’ennemie de la société, la rouille de l’intelligence et la source de tous les vices.

Descuret, La Médecine des Passions.

Voy. l’article Oisiveté.

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