PITIÉ
Aucune alfection ne fait couler de plus douces larmes que la pitié.
Virey, Dictionnaire des Sciences médicales, art. Passions.
Le but de la pitié est de soulager celui qui souffre ; la • pitié factice s’arrête à l’émotion agréable que donne l'apitoyement, et ne va pas au but.
La pitié est un sentiment si énergique qu’il est des circonstances où elle nous poursuit longtemps après que nous lui avons résisté. Il y a en nous comme une voix secrète qui nous reproche la dureté de notre âme; nous retournons alors, par une pente irrésistible, vers l’être malheureux que nous avions délaissé, et nous nous plaisons à réparer les suites d’un injuste abandon.
Alibert, Physiologie des Passions.