‹ Les médecins moralistesChapitre 281 sur 352 · PROSÉLYTISME · texte numérisé non relu

PROSÉLYTISME

L’esprit de prosélytisme, que plusieurs ont condamné, tout en le pratiquant, doit exister chez tout homme qui sent dans sa conscience qu’il a à communiquer des vérités utiles : C’est l’indifférence qu’il faut condamner; elle constitue l’isolement de l’homme au milieu de ses semblables et sa parfaite inutilité.

De La Roière, Philosophie physiologique de l' Homme.

Au lieu de condamner le prosélytisme en lui-même, il faut le louer; car il est établi pour produire la diffusion du bien et le perfectionnement de l’homme et de la société. ïl ne peut être condamnable que par le principe qui le meut, les moyens employés et la fin qu’on veut obtenir : si l’on est mû par la haine, au lieu de l’être par l’amour; si, pour réussir, on emploie la violence, la fraude ou le mensonge; et si l’on n’a pour fin que son bien seul ou celui des siens, et non celui de tous, ou, ce qui est pis encore, si l’on veut leur inoculer le mal dont on souflre.

Le même, ibid.

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