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RECONNAISSANCE

Sentiment mixte, la reconnaissance est le souvenir d’un bienfait, accompagné du désir de s’acquitter. De ce que les sourds-muets ont dit que la reconnaissance était la mémoire clu cœur , il ne faudrait pas conclure que les ingrats manquent de mémoire : cette faculté de l’intelligence fait au contraire leur plus grand supplice.

Alibert, Plnjsioloçjie des Passions.

Si la reconnaissance n’était souvent altérée par l’orgueil et la vanité, elle serait la plus douce de nos impulsions naturelles.

Le même, ibid.

La reconnaissance est une belle fdle qui devient muette en grandissant.

M.-A. Petit, Essai sur la Médecine du Cœur.

Chacun de nous doit payer sa dette de reconnaissance à Dieu, par l’hommage de son être et l’adoration de son coeur : à ses bienfaiteurs particuliers, par l’affection et le dévouement ; à la société, par le concours de ses facultés physiques et morales au bonheur de tous, et par la pratique de la charité.

Belouino, Des Passions.

La mémoire du cœur est l’une des qualités que la femme possède à un haut degré. Si elle n’oublie jamais les affronts infligés à son amour-propre, elle manque rarement d’acquitter les dettes de reconnaissance qu elle a contractées : l’ingratitude est moins son défaut que le nôtre.

Serrurier, Mesdames les Femmes.

La reconnaissance est la pierre de touche des belles âmes.

L’abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

La reconnaissance n’acquitte pas d'un grand bienfait, elle n’en peut payer que les intérêts.

Beauchène, Maximes , Réflexions et Pensées.

On peut compter sur la reconnaissance de ceux à qui l’on n’a rendu que de petits services.

Le même, ibid.

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