‹ Les médecins moralistesChapitre 322 sur 352 · SOUFFRANCE, SOUFFRIR · texte numérisé non relu

SOUFFRANCE, SOUFFRIR

La souffrance rend les hommes meilleurs ou pires, selon leur caractère ; elle attire au moins sur eux les regards de la bienveillance, et souvent on apprend à les aimer en apprenant à lès plaindre.

M.-A. Petit, Essai sur la Médecine du Cœur.

Les hommes se contentent d’admirer le juste qui sait souffrir; mais Dieu, qui est son soutien, sera aussi sa couronne.

Souvenirs d'un ancien médecin ,

Ayons toujours en réserve de douces paroles pour alléger les souffrances d’un mal sans guérison.

Ibid

Deux moyens infaillibles pour alléger nos souffrances : l’étude et la pensée de Dieu.

Ibid.

De longues et cruelles souffrances supportées chrétiennement changent le moment de la mort en un jour de fête.

Ibid.

La loi universelle de la souffrance, certes, ce n’est pas l’homme qui l’a promulguée : elle est donc d’institution divine. Et ce qui montre cette loi d’expiation aussi juste que nécessaire, c’est que Dieu lui-même ait voulu s’y soumettre pour nous sauver.

Ibid.

Quand la flèche de la souffrance vient atteindre le cœur du chrétien, son premier mouvement peut bien être de l’en arracher et de gémir; mais bientôt, rendant sa blessure méritoire, il bénit la main divine qui le frappe et, dans sa reconnaissance, il s’incline humblement pour la baiser.

Ibid.

En réduisant leur doctrine à ces deux termes : Souffrir et s’abstenir , les stoïciens élevèrent, autant qu’il était en eux, l’homme au-dessus des événements.

Foissac, Hygiène philosophique de l'Ame

Page 1