TRAVAIL
Le temps est une grâce, l’homme doit payer sa vie par le travail.
Foissac, Hggiène pllilosophique de l'Ame.
Le travail est le lot providentiel de l’espèce humaine ; c’est la condition de son existence et celle de sa perpétuité.
Rougier, Hygiène de Lyon.
L’homme se sanctifie par le travail, qui est un mérite en même temps qu’un devoir. Il met une armure autour de son cœur pour le fermer à tous les vices, tandis que
la paresse et l’oisiveté le leur ouvrent de toutes parts.
Belooino, Le Livre des Pauvres.
Il faut à l’homme, quel qu’il soit, riche ou pauvre, un but d’activité honorable, sérieux, et qu’il soit obligé d’atteindre, par un travail quotidien, régulier et successif.
Devay, Hygiène des Familles.
Le travail soustrait au poids de l’ennui, empêche les forces de s’engourdir, règle et entretient leur activité. En outre, il captive les sens, les soumet à un régime salutaire ; il les rappelle à leurs seules fonctions, en leur apprenant qu’ils ne sont pas seulement des instruments de jouissance, mais qu’ils sont aussi et surtout des organes d’action, des instruments de production utile ; il est une école de sobriété, de tempérance.
Le même, ibid.
Le temps et les distractions du travail sont les deux grands consolateurs auxquels bien peu de chagrins résistent.
Corvisart, Lettre à M. Heim, préfet du Jura.
Les exercices du travail préviennent, apaisent les orages de l’imagination, dissipent les vains prestiges, détournent les vagues rêveries; ils entourent de digues protectrices les désirs sans frein et exorbitants qui naissent de la partie concupiscible ; ils empêchent cette concentration vicieuse de la sensibilité sur les viscères digestifs, source de tant de maux physiques et de tant de désordres moraux.
Le même, ibid.
Les travaux corporels sont encore plus indispensables aux fous qu’aux autres hommes.
Feiuius, Des Aliénés.
Plus efficacement que tout autre moyen, le travail peut calmer l’esprit agité des maniaques, rompre leur préoccupation constante, détruire de mauvaises habitudes et procurer quelques heures d’un repos bienfaisant à des malheureux trop souvent privés de l’influence salutaire du sommeil.
Le même, ibid.
La seule voie honorable et en même temps la pins sûre pour parvenir, c’est le travail, qui nous place constamment face à face avec le devoir.
Valette, Du Diagnostic chirurgical.
Le travail et la religion sont les bases de la condition humaine la plus favorable à la durée et à la moralité des peuples. Celui qui n’achète pas par un labeur quelconque le droit de jouir; qui, oisif et matériellement heureux, perd l’habitude du travail, perd aussi ce qui faisait de lui quelque chose aux yeux de la nature et devant Dieu.
Lauvergne, De l’Agonie et de la Mort.
En condamnant l’homme au travail, comme expiation d’une première faute, Dieu, dans sa miséricorde et sa prévoyance infinies, lui a préparé des éléments de bonheur.
P. Bellemont, Le Courrier des Familles.
L’homme qui travaille ne connaît ni le vide de l’âme,
ni la maladie trop commune de l’ennui ; les passions, les pensées mauvaises ont moins d’accès dans son cœur : le calme qu’il éprouve maintient l’équilibre entre les facultés du corps et celles de l’esprit.
La première destinée de l’homme et la plus invariable est de manger son pain à la sueur de son front. L’expérience confirme aussi parfaitement ce principe : le manger ne fait pas de bien à celui qui mange sans avoir travaillé.
Hufelànd, L'Art de prolonger la Vie humaine.
Avant de le nourrir, le travail apaise l’homme et l’élève en lui révélant sa propre dignité.
Pariset, Eloge de Tessier.
La première récompense du travail, ce n’est pas la nourriture, c’est la paix, le contentement, la vertu.
Le même, ibid.
Travaillons dans la mesure de nos forces; le travail donne aux heures de délassement un charme inconnu à ceux qui ne font rien.
Souvenirs d’un ancien médecin.
Jeunes gens favorisés de la fortune, vous pensez conserver sans travail le patrimoine que vous avez reçu ! erreur aussi profonde que déplorable : le travail conserve seul ce que le travail a édifié.
Am. Bonnet, De l'Oisiveté de la Jeunesse dans les classes riches.