‹ Les médecins moralistesChapitre 47 sur 352 · BIEN · texte numérisé non relu

BIEN

Le bien est ce qui satisfait les besoins de l’homme ; le mal, ce qui nuit à cette satisfaction.

De La Roière, Philosophie physiologique de V Homme.

Ca nécessité pour l’homme de posséder le bien absolu pour arriver à la plénitude de la vie, à la satisfaction de tous ses besoins, démontre l’existence de ce bien, en supposant même qu’elle ne fût pas autrement démontrée.

Le même, ibid.

L homme doit changer son existence actuelle relative contt e une existence future absolue, pour posséder pleinement le bien absolu.

Le même, ibid.

l’our l’homme, le bien, c’est l’opération de Dieu en lui.

PENSEES, MAXIMES ET RÉFLEXIONS. il

et le mal, c’est l’absence de Dieu; c’est-à-dire le bien, ce sont les actes que peut avouer la conscience; le mal, ce sont les actes quelle réprouve.

Dufieux, Nature et Virginité.

Vu point de vue moral, le bien est la réalisation du bon : c’est l’ordre dans l’amour, c’est-à-dire dans nos affections.

Descuret, Théorie morale du Goût.

Le bien n’est pas seulement l’ordre dans nos affections, c’est aussi l’ordre dans la vérité, la vérité à sa place.

Le même, ibid.

Il arrive toujours bien à celui qui fait bien.

Fabre-Terreneuve, Essai sur les moyens d’exercer la Médecine.

Il faut au moins rêver le bien, quand on est réduit à l’impuissance de le faire.

Les moralistes s’appliquent à détourner des vices, les législateurs à prévenir les crimes, les médecins à éloigner les maladies; ils savent les uns et les autres qu’ils ne réussiront jamais complètement; ils ne se mettent pas moins à l’œuvre, persuadés que faire un peu de bien, c’est beaucoup pour la faiblesse de l’homme.

Parent-Duchatelet, De la Prostitution dans la ville de Paris.

Le bien est dans la nature des choses, le mal dans la nature de l’homme qui abuse des choses.

Beauchênk, Maximes, Réjlexions et Pensées.

i.) LES MÉDECINS MORALISTES.

Le bien qu’on a fait la veille contribue au bonheur clu lendemain.

Un principe supérieur, 1 amour du bien, finit pai avoii le dessus dans le monde; les crimes n ont jamais lasse la v.ertu.

Baiibaste, De l’Homicide et de l Anthropophagie.

Rendre le bien pour le bien n’est que devoir, que probité morale; mais rendre le bien pour le mal, plaindre et secourir un ennemi, est un bouleversement sublime dont le premier exemple appartient à Celui qui est venu le donner dans toute sa grandeur.

Scipion Pinel, Physiologie de l’Homme aliéné.

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