‹ Les médecins moralistesChapitre 53 sur 352 · BONHEUR · texte numérisé non relu

BONHEUR

Le véritable bonheur est nécessairement le partage exclusif de la véritable vertu.

Cabanis, Rapports du Physique et du Moral.

Le bonheur n’est pas de ce monde : habitant du ciel, il rase quelquefois la terre de son vol, et ne se montre à nous que pour disparaître.

Belouino, Des Passions.

tG LES MEDECINS MORALISTES.

Malheur aux heureux de la terre, s’ils n’ont pas appuyé leur bonheur sur l’amour de Dieu ! les félicités qui n’ont pas leur racine en lui, sèchent comme l’herbe et s’envolent comme le vent.

Le même; ibid.

Le bonheur n’est point fait pour la terre, et c’est au milieu des épreuves de toutes sortes que l’homme doit faire son chemin vers l’éternité.

Le même, La Femme.

Le bonheur n’est que la somme des plaisirs, quand on a retranché les maux. Je crois qu’on doit être très satisfait du calcul, si le résultat est zéro.

Réveillé-Parise, Eludes de V Homme.

Le bonheur n’est point dans la situation ; il est dans le caractère.

Pariset, Eloge de Dupüytren.

Comme la flamme qui s’accroît en se propageant, le bonheur s’épure et se fortifie par son extension ; le renfermer dans la sphère du moi , c’est l’étouffer dans une étroite capacité qui n’a jamais été limitée pour lui : faire des heureux sera toujours le merveilleux secret qu’il faut connaître pour le devenir soi-même.

Lepelletier (de la Sarlhe), Physiologie médicale et philosophique.

Le bonheur individuel n’est légitime qu’autant qu’il est en accord avec le bonheur général.

Alidbrt, Physiologie des Passions.

Espérer le bonheur c’est,

en jouir, et cela même est

peut-être la seule réalité delà vie qui soit sans amertume.

I siD . Bouiidon, Physiologie médicale.

J’ai vu les heureux du siècle, ils s’étourdissent; mais le bonheur les fuit : un ver ronge sans cesse la tige de leur félicité. Que l’état du chrétien est différent !

G.-L. Bayle, Lettre à M. Pellegrin.

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