‹ Les médecins moralistesChapitre 63 sur 352 · CERVEAU · texte numérisé non relu

CERVEAU

Le cerveau est à l’âme ce que les sens sont au cerveau : il transmet à l’âme l’ébranlement venu des sens, comme ceux-ci lui envoient les impressions que font sur eux les corps environnants.

Bichat, Recherches sur la Vie et la Mort.

Quand les désorganisations de la matière cérébrale s’opposent au libre exercice des facultés intellectuelles, l’observateur qui montre cette cause de trouble respecte, en le réservant, le principe immatériel qui ne peut être altéré.

Foville, Traité du Système nerveux cérébro-spinal.

Toutes les fois que nous cherchons dans le cerveau les causes variées des désordres de l’intelligence, nous ne voyons en lui que l’instrument nécessaire aux manifestations de l’esprit.

Le même, ibid.

Le cerveau n’est pas et ne peut pas être un organe pensant.

Dufour, Essai sur l'Etude de l’Homme.

Le cerveau est le centre commun où viennent se joindre, s’enlacer, s’unir la vie de l’âme et la vie du corps.

Diifieux. Mature et Virginité.

Le cerveau est comme un atelier dans lequel est logée l’âme, cet ouvrier de nous-mêmes. Cet ouvrier sera grand, médiocre ou petit dans ses œuvres, selon les images dont il s’inspire, selon les vérités dont il s’entretient, selon les bons ou les mauvais conseils qu’il adopte. Un palais peut être couvert d’ignobles tentures ; un cerveau normal peut loger un ouvrier idiot ou perverti.

Lauvergne, Les Forçats.

Le cerveau, véritable siliqua mentis immortalisa comme dit Van Helmont, forme l’indispensable condition de l’intelligence ; habitacle de l’âme, en lui seul se trouve l’évidente manifestation de l’être immortel dans l’être périssable, sublime preuve du néant et de la grandeur de l’homme.

Réveillé-Parise, Physiologie et Hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit.

Sans le cerveau, l’âme ne pourrait pas recevoir les impressions des corps extérieurs; sans l’âme, le cerveau serait incapable d’apprécier ces impressions, d’en former des représentations mentales, des idées. C’est en conséquence de cette admirable combinaison entre l’esprit et la matière que l’homme participe en même temps des caractères opposés de la brute et de la Divinité.

Lepelletier (de la Sarthe), Physiologie méd. et philos.

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