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CONFESSION

Il est bon que le malade, avant la venue du médecin, se confesse ou promette de le faire; car si le médecin est obligé de l’y engager, il se croira désespéré, et l’inquiétude aggravera son mal; d’ailleurs plus d’une maladie

(1) Voyez le traitement religieux des passions, ibid., t. I, p. 286.

qui provient des désordres de ia conscience guérit par la réconciliation avec le grand médecin (1).

Arciiimathæus, De l' Instruction du Médecin.

Trouvez un meilleur moyen que la confession à opposer au remords, cette cause si fréquente de maladies de langueur, d’alfections organiques, d’hallucinations, de folie, de suicide, et nous serons heureux de le signaler à ces milliers d’âmes souffrantes qui ont besoin d’être consolées.

Brierre de Boismont, Du Suicide.

L’histoire de la confession auriculaire, bien antérieure à l’époque où elle est devenue obligatoire, nous fait voir combien est impérieux le besoin moral des confidences.

Lordat, De V Intelligence des Bêles.

La pénitence est un moyen de nous purifier de nos fautes. L’Église nous fait une obligation d’user de ce moyen au moins une fois l’an. Est-ce trop? n’avons-nous pas souillé notre âme durant trois cent soixante-cinq jours ? Et si notre santé spirituelle est altérée, n’est-ce point logique, n’est-il point naturel et souverainement raisonnable d’avoir recours à ce moyen que le Christ a apporté sur la terre ?

Vitteaut, La Médecine dans ses rapports avec la Religion.

Je recommande à mes deux enfants de fréquenter le

(1) Dignior esl anima quam corpus;

Dignior ejus ergo sains,

dit l’auteur anonyme de la traduction en vers ( Poerna medicum, dans Collect. Salem., t. IV, p. 118). Voyez l’École de Salerne, traduction en vers fiançais par M. Ch. Meaux Saint-Marc, précédée d’une Introduction par M. le docteur Ch. Daremberg. Paris, J. -B. Baillière et Fils, 1861.

sacrement de pénitence: sans ce secours, l'homme est trop faible pour accomplir ses devoirs dans toute leur étendue.

G.-L, Bayi.e, Testament du 3 avril 1816.

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