CONSCIENCE
C’est la science qui naît, pour ainsi dire, avec nous, que nous ne devons à aucune étude, dont la nature nous gratifie.
Aubert, Physiologie des Passions.
L’homme est doué intérieurement d’un sens moral et sublime, en vertu duquel il juge ses actions bonnes ou mauvaises avec autant de sûreté que notre goût juge des saveurs, que notre ouïe juge des sons. La Nature a voulu que ce sens fût infaillible, que ses décisions fussent immuables : elle a voulu qu’à l’aide de ce sens, un enfant pût condamner les mouvements défectueux de son âme.
Le même, ibid.
Parcourez toutes les contrées du globe, partout vous retrouverez ce gouvernail de l’âme, ce guide de nos actions. Cette faculté, qui n’est jamais inactive, juge de la même manière chez tous les hommes.
Le même, ibid.
La conscience, juge intérieur du bien et du mal, est l’âme satisfaite ou mécontente de nos actions : sa joie nous paye comptant du sacrifice fait au devoir; sa tristesse nous en fait expier d’avance la violation.
Descoret, Théorie morale du Goût.
Le bonheur et la joie n’existent ici-bas que dans la paix d’une conscience pure. C’est de la pureté de la conscience que naît la paix du cœur, source de toute joie véritable.
Belooino, La Femme.
La conscience, c’est la loi éternelle de la vérité et de la justice ; c’est Dieu en nous.
Dufieux, Nature et Virginité.
La conscience est notre boussole morale.
Réveillé-Parise, Etudes de V Homme.
La conscience est le premier régulateur des tourments ou de la félicité.
Lepelletier (de la Sarthe), Physiologie médicale et philosophique.
La conscience est l’accusateur le plus sévère et le juge le plus inexorable.
Beaechène, Maximes , Réflexions et Pensées.