‹ Les médecins moralistesChapitre 94 sur 352 · CROIRE, CROYANCE · texte numérisé non relu

CROIRE, CROYANCE

Le grand intérêt de l’homme est de savoir ce qu’il doit croire, et comment il doit croire.

De La Roière, Philosophie physiologique de l'Homme.

La nécessité de croire, si grande pour l’homme, démontre la grande utilité de la foi.

Le même, ibid.

Le besoin cle croire est un trait distinctif de notre espèce. Quand il prend pour guide la foi et la raison, il conduit sans obstacle au but vers lequel nous tendons tous; mais s’il s’appuie exclusivement sur l’une ou sur l’autre, les plus graves erreurs peuvent en être les conséquences. La foi sans la raison mène directement à la superstition, et la raison sans la foi aboutit presque toujours à l’orgueil.

Brierre de Boismont, Des Hallucinations.

On a beau répéter qu’on ne croit à rien, il faut toujours finir par adorer quelque chose : le moi humain s’est substitué aux hiérarchies, aux rois, à Dieu, et l’orgueil a remplacé les autres croyances.*

Le même, Du Suicide.

En fait de religion, ne rien croire, c’est folie et perversité. Croire tout et ne rien pratiquer, c’est sottise et inconséquence. Croire avec discernement et pratiquer ce qu’on croit, c’est sagesse.

Beauchène, Maximes, Réflexions et Pensées.

Voy. Foi.

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