‹ Les médicaments antihistaminiquesChapitre 6 sur 34 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

En 1907, WiNpaM et VOGT préparaient par synthèse la B. imidazol-étylamine. Ce n’est qu'après 1931 que les recherches physiologiques sur cette substance prirent un aspect coordonné et devinrent particulièrement fructueuses. En 1910-11, DALE et LAIDLOW avaient fait une étude remarquable au point de vue physiologique sur ce corps. Ils lui attribuèrent hypothétiquement un rôle primordial dans le choc anaphylactique. Leur travail n'éveilla guère d’écho. En 1924, LEWIS, GRANT et THo- MAS étudiant les réactions cutanées à divers excitants remarquèrent la similitude de ces réactions et de celles provoquées par l'injection intradermique de l’histamine. Cette similitude était si grande qu'ils attribuèrent la réaction à la libération tissulaire de substances du type histamique sous l'effet de l’irritation.

En 1931, BERT et MAC HENRY firent une revue générale de tous les travaux suscités par l’histamine et apportèrent à la question une contribution très importante. La minutieuse et abondante analyse qu’ils firent des publications touchant l’histamine en montrant les lacunes, les discordances, les faits acquis commandait de nouvelles recherches. Ensuite, ces auteurs eurent la chance de constater que certains tissus, tel le poumon de bœuf, hâché et mis à l’étuve à 38° avec de l’histamine avait la propriété de détruire l’histamine grâce à une substance thermolabile qu’ils nommèrent histaminase. “1

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Dès lors, les recherches physiopathologiques sur l’histamine et les publications se sont succédées très nombreuses. La suite ininterrompue des travaux accomplis rappelle celle qui a succédé à la communication de DoMAGK en 1935. |

Aujourd’hui l’histamine est incriminée dans un grand nombre d'anomalies et de troubles : intoxication générale des brûlures, de l’obstruction intestinale; états allergiques : au chaud, au froid, au pollen, à certaines vapeurs irritantes, aux albumines hétérogènes: anaphylaxie, etc sans qu’on sache nettement dans tous les ‘cas si la présence de l’histamine est la cause ou la conséquence. des troubles constatés, la première hypothèse paraissant la plus probable. | d

L’histamine, agent responsable semble-t-il de tant de troubles pénibles ou même mortels, devait donc être neutralisée. |

Des moyens variés furent mis en œuvre : tachyphylaxie à l’histamine, vaccination contre les poussées histaminiques, saturation de l’organisme en acide ascorbique — antihistaminiques non spécifiques et spécifiques.

Ces derniers sont d'acquisition récente puisque c'est en 1937que BovVET et Anne-Marie STAUB attirèrent l’attention sur ces corps. Ce sont les plus intéressants. C’est à eux surtout que nous consacrons cette étude, leur utilisation thérapeutique commencant en effet à s'étendre.

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