CORIANDRE
La coriandre, Coriandrum mtixmm (Ombellifères), fait partie des quatre semences chaudes ou espèces carminatives (carvi, anis, coriandre, fenouil). On n’emploie en médecine que les semences ou fruits. On les pulvérise, on en fait une infusion (10 à 1 5 grammes p. 500), une teinture à 1 p. 8, une eau distillée \ V essence de coriandre se prescrit par gouttes (1 à X) en potion. La coriandre entre dans la composition de l’eau de mélisse, de la teinture de .Talap composée ou eau-de-vie allemande, etc. Elle est surtout employée, comme carminative ou anti venteuse, dans les coliques intestinales, le météorisme, les dyspepsies flatulentes.
COSAPRINE
La cosaprine est un dérivé sulfuré de l’antifébrine que MM. Vamosy et Tenyvissy (de Budapest) ont vanté comme antithermique et antirhumatismal. Le D'' A. Schudmak l’a étudié chez les enfants [Wien. Klin. tFbcA., 1899). Ce médicament se présente sous la forme d’une poudre soluble dans l’eau, inodore, de goût salé. Il est peu toxique. On le prescrit ainsi ;
Cosaprine 2 grammes.
Sirop simple 20 —
Eau distillée 100 —
Par cuillerées de deux heures en deux heures pour un enfant de cinq à dix ans.
On peut encore formuler :
Cosaprine 0 gr. 25
Pour 1 paquet, I toutes les trois heures dans une cuillerée d’eau sucrée.
On peut injecter les solutions de cosaprine sous la peau.
On peut donner la cosaprine dans les affections fébriles de l’appareil respiratoire, du tube digestif, dans les fièvres et maladies infectieuses diverses, dans le rhumatisme articulaire aigu.
cousso.
GOTO ET COTOINE
L’écorce d’un arbre de Bolivie — famille des Laurinées [Ghina- •Coto)^ est préconisée contre la diarrhée. La cotoïne qu’on en retire est antiseptique et stiniule l’appétit à la dose de 10 à 20 centigrammes, par paquets de 5 centigrammes 3 à 4 fois par jour.
On prescrit parfois la teinture, l’extrait, le vin, la poudre de •cote.
COUSSO
Le cousso ou kousso provient d’un arbre d’Abyssinie, le Brayera anthelminthica ou VHagenia ahyssinica.
Les fleurs de cet arbre ont des propriétés ténifuges énergiques que Brayer a fait connaître en Europe en 1820.
Elles agissent aussi bien contre les ascarides et les oxyures que contre le ver solitaire.
Hannon a débarrassé un jeune enfant de ses oxyures avec un lavement de kousso (1 gramme p. 90) répété deux fois; de même ayant prescrit 1 gramme de poudre de cousso macéré dans 230 grammes d’eau à d’autres enfants, il obtint un grand nombre d’ascarides morts. Il faisait prendre, après le cousso, 30 grammes de manne. Quand le cousso est de bonne qualité, ses efl’ets sont presque infaillibles. La dose est de 1 gramme par année d’âge.
Après une abstinence de douze ou vingt-quatre heures (lait, diète liquide), on prend en une fois, le matin à jeùn, une dose de kousso délayé ou macéré dans l’eau froide ou chaude pendant ■quelques heures :
Kousso 10 grammes.
S’il n’y a pas de garde-robes au bout de deux heures, on donne un purgatif.
La saveur désagréable du cousso est un obstacle ; on le tournera en granulant :
Cousso en poudre Sucre
10 grammes.