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COUVEUSE

L’enfant placé dans la couveuse sera emmailloté. Toutes les heures ou toutes les deux heures, on le retire pendant quelques instants pour l’alimenter ou faire sa toilette.

L’incubation peut être prolongée pendant une, deux, trois, quatre et cinq semaines, suivant les cas.

L’enfant atteint de faiblesse congénitale dort presque continuellement dans la couveuse ; s’il prend des forces, il crie quand on le met dans la couveuse, et s’apaise quand on le retire. C’est là une indication de renoncer à l’incubation. Quand on veut retirer définitivement l’enfant de la couveuse, on abaisse progressivement la température de celle-ci au degré de l’air ambiant,

IxDiCATioxs ET RÉSULTATS. — La couveuse est surtout indiquée pour les enfants nés avant terme, les avortons, ceux qui sont atteints de faiblesse congénitale, qui présentent de l’aspbyxie, de l’œdème, du sclérème. L’œdème et le sclérème des nouveau-nés disparaissent avec rapidité, surtout quand l’alimentation est bien réglée.

De 1877 à 1880, à la Maternité, avant l’emploi de la couveuse, 181 enfants moururent avec du sclérème: de 1882àl88o, depuis la couveuse, 9 seulement succombèrent avec les signes de cette affection.

A la Maternité de Paris, avant la couveuse, les enfants d’un poids inférieur à 2 000 grammes mouraient dans une proportion de 66 p. 100 : depuis la couveuse, la mortalité s’est abaissée à •36,8 p, 100 (Auvard).

Avant la couveuse, tous les enfants nés à 6 mois succombaient : après, on en sauvait 30 sur 1 00.

Voici des chiffres donnés par M. Tarnier en 1886 : 40 enfants, pesant de 1 000 à 1 300 grammes, mis dans la couveuse, ont donné une mortalité de 70 p. 100; 131 (1 300 à 2 000 grammes) n’ont fourni que 26,7 p. 100 de mortalité ; 42 (2 000 à 2 300 grammes) n’ont donné que 9,8 décès sur 100. Sur 33 nouveau-nés de 1 150 à 2 000 grammes, Ilutinel en a sauvé 24 (1896-1897).

Ces cbilfres permettent d’apprécier les services rendus par l’incubation artificielle des nouveau-nés.

Cependant il y a un revers sur lequel a insisté Ilutinel et son élève Dertin (Thèse de Paris, 1899). Les enfants peuvent s’infecter dans les couveuses et mourir de broncho-pneumonies liémorragiques. Ils peuvent aussi contracter des infections cuta-

nées, intestinales, etc. On devra assurer l’asepsie du milieu et de la couveuse.

CRÈOLINE

La créoline,ou crésyl^ est un produit antiseptique dérivé de la houille. Elle se présente sous forme d’un liquide brun foncé, sirupeux, sentant le goudron et la créosote. Avec l’eau, il forme une émulsion laiteuse. Avec des émulsions aqueuses à i, 2, 5 p. 1 000, on peut faire des injections, lavages, irrigations- (otorrhées, ophtalmies, angines, stomatites, etc.).

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