CRESSON
Le cresson do fontaine, Nasturliiun officinale^ appartient à la ^ famille des Crucifères. 11 contient une huile volatile sulfurée, de l’azote, de l’iode, du fer ; d’où ses propriétés stimulantes, recon- JL stituantes et dépuratives. On l’a vanté comme antiscorbutique. Il î
cubübl;.
se mange de préférence cru, car la cuisson fait disparaître l’huile volatile. Cependant, cuit et réduit en purée, il constitue un aliment aussi agréable que les épinards. Dans les gingivites, on recommande de mâcher des feuilles de cresson; avec le cresson pilé, on a fait dos cataplasmes contre les engorgements scrofuleux.
Parmi les préparations de cresson, on distingue :
l“Le suc de cresson, obtenu par pression: une cuillerée à café le malin avec sirop de quinquina.
1°\J infusion ou la décoction (30 grammes pour 1 000).
3“ Sirop de cresson obtenu avec le suc non dépuré de cresson et du sucre blanc (1 partie du premier, 3 parties du second).
Le cresson de fontaine entre dans la composition du sirop et du vin antiscorhutiques.
CUBÈBE
Le cubèbe, Piper cuheba, est une plante grimpante d’Extrême- Orient (Bornéo, Java, etc.), ayant les mêmes propriétés et servant aux mêmes usages que le copahu. Le fruit du poivre cubèbe se présente sous forme de petits grains pédonculés, et contient une essence, une résine, une substance cristallisée.
On l’a employé dans les maladies des voies génito-urinaires, la blennorragie, l’hématurie, la diphtérie et le croup. On peut donner un gramme de cubèbe par jour et par année d’âge, soit seul avec un sirop, du sucre, soit associé au copahu (électuaire composé de 3 parties de cubèbe pour 2 de copahu). Trideau (1866) a vanté la cubèbe dans la diphtérie, il a fait partager ses idées à Trousseau, Péter, C. Paul, Bergeron, Labric, etc. G. de Gassicourt reste dans le doute sur les effets du cubèbe. Quoi qu’il en soit, Trideau employait un sirop de cubèbe : 12 grammes de cubèbe pulvérisé dans 200 grammes de sirop, une cuillerée à café <Je deux en deux heures. Vers le troisième ou le quatrième jour, éruption scarlatiniforme.
C. i’aul prescrivait un extrait liydro-étliéré-alcoolique de cubèbe qu’il associait à 7 parties de sucre et 2 de gomme ; chaque cuillerée à café de ce saccharure contenait 25 centigrammes d’extrait (4 cuillerées à café par jour, délayées dans l’eau, ou i gramme d’extrait).