‹ Les médicaments chez les enfantsChapitre 143 sur 385 · EPINE-VINETTE · texte numérisé non relu

EPINE-VINETTE

de cet organe ; c’est pour cette raison que de nombreux médecins redoutent d’employer les grands lavages intestinaux dans la fièvre typhoïde, bien que certains auteurs prétendent leur devoir de beaux succès. Dauriac, dans un cas, a obtenu une guérison rapide au moyen de grands lavages avec une solution tiède de créoline. Dans l’occlusion intestinale, leur emploi est aussi discutable, car, s’ils ont donné de nombreux succès, ils ont pu aussi déterminer des ruptures de l’intestin quand il existait des lésions de cet organe.

-Manuel opératoire. — Les instruments qui serviront au lavage de l’intestin sont les suivants : un bock à injection d’une contenance de deux litres, muni d’un long tube de caoutchouc, et une sonde en caoutchouc d’une longueur de 20 à 30 centimètres dont le calibre variera suivant l’àge du sujet ; chez l’enfant, on emploie la sonde n“ 2o de la filière Charrière ; chez l’adulte, on doit prendre une sonde d’un calibre supérieur. On commence par remplir le bock de la solution qu’on veut injecter. On fait placer le malade horizontalement, légèrement couché sur le côté droit, de façon à mettre le cæcum dans une situation déclive. On introduit ensuite dans le rectum la sonde qu’on enfonce à une profondeur de 1.0 à 20 centimètres environ : on ferme hermétiquement l’anus avec les doigts, et on laisse circuler l’eau, le bock élevé de 10 à 20 centimètres seulement au-dessus du plan du malade. L’eau s’écoule peu à peu, doucement, sous une faible pression. Au début on peut de temps en temps retirer la sonde pour permettre aux premières portions d’eau souillée par les matières fécales de s’écouler. Quand toute l’eau a pénétré dans l’intestin, on retire la sonde, et si l’évacuation du liquide injecté est accompagnée du rejet de nombreux détritus, on pourra aussitôt recommencer la petite opération afin de laver à nouveau.

Cliez l’adulte, chez qui deux litres ne suffisent pas, on remplira le bock avant qu’il ne soit complètement vidé ; Dauriac conseille de cesser l’irrigation dès que, par la percussion, on constate l’arrivée du liquide dans l’estomac.

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