ÉTHER
L’éther est un produit qui résulte de la combinaison de l’alcool avec un acide; dans cette réaction, il y a élimination d’eau. Il existe plusieurs éthers; acétique, chlorhydrique, nitrique, etc.
Mais le plus employé en médecine est l’éllier sulfurique. L’éther chlorhydrique porte encore le nom de chlorure d’ éthyle (Voy. ce mot).
L’éther sulfurique est un liquide incolore, volatil, peu soluble dans l’eau, très inllammable. Répandu sur la peau ou sur les muqueuses, il produit une sensation de froid qui va jusqu'à l’anesthésie, surtout si on active l’évaporation avec un soufflet. L’éthérisation cutanée peut permettre les opérations de courte durée. Inhalé, l’éther amène l’anesthésie générale; il produit d’abord une | période d’excitation comme le chloroforme, et une période de ; résolution. Il faut plus longtemps pour endormir avec l’éther ! qu’avec le chloroforme.
L’éther est employé comme anesthésique et stimulant. Mais ' c’est aussi un réfrigérant antispasmodique et les pulvérisations d’éther le long de la colonne vertébrale avec l’appareil de Richardson ont pu être utilisées dans le traitement de la chorée. De même les pulvérisations d’éther ou les lavages avec l’éther ont paru très favorables dans les poussées fiironculeuses et les anthrax. On les a encore utilisées contre l’hydrocèle congénitale dont elles favoriseraient la résorption.
L’éther a devancé le chloroforme dans l’anesthésie chirurgicale , (Jackson et W. Morton, I" sept. 1846); celui-ci ne tarda pas à l’emporter, quoique la mortalité après l’anesthésie chloroformique ' soit plus élevée qu’après l’éthérisation. On a préposé l’éthérisa- ; tion par la voie rectale (vapeurs d’éther dégagées dans le rectum). Malgré tout, le chloroforme est généralement préféré à l’éther pour l’anesthésie générale ; il n’en est pas de même pour l’anesthésie locale. On a employé les vapeurs d’éther dans la hernie étranglée, ' le météorisme abdominal, l’érysipèle, etc. Cavazzani badigeonne toutes les trois heures la plaque d’érysipèle avec :
Ether
Taünin . .
Camphre
.. 8 grammes.
iHi 1 gramme.
De môme, dans les brûlures du second degré, des pulvérisations d’éther ont été appliquées aux angines. Dans Vœsophagwne, Armaingaud a fait des pulvérisations sur le cou. Les mêmes pulvérisations le long des pneumogastriques ont réussi dans la coqueluche .
Le sirop d'élhe)\ les perles d’éther réussiront bien dans les