‹ Les médicaments chez les enfantsChapitre 170 sur 385 · GAVAGE · texte numérisé non relu

GAVAGE

Le gavage, introduit par Tarnier à la Maternité de Paris, I consiste à verser dans l’estomac des enfants, à l’aide d’une sonde, l le lait qu’ils ne pourraient prendre autrement, à cause de leur t faiblesse native. Ce procédé d’alimentation, combiné avec la cou- * veuse, permet de faire vivre des enfants autrefois condamnés à mort et déclarés non viables (six mois, poids inférieur à 1 500 grammes).

On prend une sonde en caoutchouc rouge dite sonde de Nélaton

(n“ 14 à 16 de la filière Charrière); on adapte au pavillon de celte sonde un petit entonnoir, l^boiit de sein artificiel du docleurBailly par exemple, ou tout autre petit entonnoir en verre, gradué si possible.

On prend l’enfant sur ses genoux et, lui soulevant la tète, on pousse la sonde préalablement mouillée, dans la bouche, le pharynx et l’œsopliage. Après un trajet de do centimètres environ, elle parvient dans l’estomac.

Le lait tiède est versé dans la cupule et la sonde est vivement retirée, quand le lait a pénétré dans l’estomac.

Après l’opération, il faut avoir soin de nettoyer la sonde et la cupule à l’eau bouillie, et de les plonger jusqu’au prochain repas dans l’eau stérilisée. Au début, on multiplie les repas (toutes les heures), mais en n’introduisant que 8 ou 10 grammes de lait à la fois.

On se servira de lait de femme ou d’ànesse, si c’est possible. A ■ j défaut de ce lait, qui convient par-dessus tous les autres aux ; nouveau-nés, on prendra le lait de vache bouilli, ou stérilisé, ou à : la fois décaséiné en partie et stérilisé (/azV humanisé). <

Si le lait est pur, on le coupera d’eau bouillie et sucrée avec la | lactose, dans les proportions : |

Pour la ne semaine 1 partie de lait, 4 d’eau. 1

Après le premier mois 1 — 1 —

Si l’enfant est né à terme, le lait sera moins dilué. Il ne faut pas gaver l’enfant avec trop de fréquence ou d’abondance, sous peine de provoquer un œdème dû à rhypernutrition. Au bout de ; quoique temps de ce régime, l’enfant devient assez fort pour i prendre le sein ou le biberon, et on renonce au gavage. Cepen- i dant, il est bon parfois d’associer les tétées et les gavages, pour ménager les forces de l’enfant [gavage de renfort).

Sans recourir au gavage, on a pu allaiter des enfants qui, par ^ faiblesse native ou vice de conformation (bec-de-lièvre), ne pouvaient prendre ni le sein ni le biberon. On peut se servir d’une simple cuiller ou d’une seringue, qui sert à porter le lait à l’entrée des narines, l’enfant ayant la tète un peu inclinée en arrière. Le lait tombe ainsi directement dans le pharynx et Testomac.

D’après le D’' Berthocl, le gavage, chez des enfants nés à huit

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