NOISETIER
Le noisetier ou coudrier, Corijlus avellana (Cupulifères), donneun fruit savoureux, huileux, recommandable pour les diabétiques. On en retire une huile, l’huile de noisette, employée en dermatologie.
L’écorce du noisetier serait astringente et fébrifuge.
NOIX VOMIQUE ET STRYCHNINE
La famille des Loganiacées fournit deux plantes utilisables en thérapeutique : ï° le Strijchnos nux vomica ou vomiquier, dont on retire la noix vomique et la strychnine ; 2® la fève de Saint- Ignace (Ignatia amara), qui forme la base des gouttes amères de Baumé.
La noix vomique est une plante originaire de l’Inde ; sessemences, orbiculaires, aplaties, ombiliquées sur leurs deux faces, ont été analysées par Pelletier et Caventou assez heureux pour en retirer la strychnine et la hrucine (1818), alcaloïdes très puissants qui résument les propriétés thérapeutiques du vomiquier.
En 1852, Desnoix y a trouvé l’igasurine ;pour Schutzenberger, cette substance ne serait pas un alcaloïde bien défini, mais un mélange de 9 bases distinctes.
Nous n’avons pas à nous inquiéter de ces dissidences chimiques 7 seule, la connaissance des elfets physiologiques et thérapeutiques de la noix vomique et de la strychnine nous importe.
La fève de Saint-Ignace, comme la noix vomique, contient de la strychnine, et c’est le secret de son action.
Dès l’année 1819, Magendie essayait la strychnine dans la débilité nerveuse et en obtenait de bons effets.
On ne tarda pas à s’assurer, par des expériences faites sur lesanimaux, que le nouvel alcaloïde agissait sur la moelle et sur lebulbe, respectant le cerveau et laissant l’intelligcuce intacte.
Ce poison, qu’on a appelé avec raison couva Isivant ou tétanisanty
NOIX VOMIQUE ET STRYCHNINE
■exalte l’excitabilité réflexe de la moelle épinière, en impressionnant la substance grise de cet axe nerveux ; mais il porte aussi son action sur les organes des sens, sur le grand sympathique (dilatation pupillaire), sur les ganglions nerveux du cœur (accélération, puis ralentissement des contractions).
L’eflet est dynamique et comparable à celui de l’électricité.
Cependant les sécrétions salivaires et sudorales sont augmentées, les muscles volontaires et même les muscles lisses .sont excités ; enfin la température s’élève sous l’influence de doses convenables.
Les tremblements, les tressaillements musculaires, les secousses uu moindi'e choc physique ou moral, indiquent la saturation, et doivent faire suspendre le médicament.
Si la dose est trop forte ou trop prolongée, on aura la raideur du cou, le trismus des mâchoires, les spasmes du pharynx, de l’œsophage et de la vessie, les accès tétaniques; la respiration s’embarrasse, le corps se couvre de sueurs, le pouls baisse, et le malade peut mourir asphyxié.
A l’autopsie, on a trouvé parfois des ecchymoses sur plusieurs points du tube digestif, l’apoplexie séreuse ou sanguine du cerveau, etc.
La strychnine s’élimine par les émonctoires et en particulier par le rein et les glandes salivaires ; mais elle peut s’accumuler dans le foie, les centres nerveux, les reins et divers organes.
La poudre de noix vomi(|ue, qui est très amère, a une action légèrement irritante sur les muqueuses avec lesquelles elle reste ^n contact.
Pourl’ohtenir, on se sert de la râpe ou d’un moulin àpoivre qu’on fait agir après écrasement des semences.
I.NWc.vTioxs ET coNïiiE-ixDic.\TiONS. — La iioix voiiiique et la strycbnineétant des poisons convulsivants conviennent avant tout .aux états de dépression, d’atonie, de paralysie du système nerveux.
Ils ont, en efl'et, été prescrits d’abord, avec plus ou moins de succès, dans X hémiplérjie cérébrale^ dans X hémiplégie salurnine, dans la paraplégie d’origine médullaire, à^^xi^X inconlincnce cï urine par atonie du sphincter, dans les paralysies toxigues (diphtérie, etc.), dans \ü. spermatorrhée, dans les paralysies hystériques, .motrices ou sensorielles («y.>//on/c, hémianesthésie, amaurose, etc.), dans la paralysie faciale.
En résumé, la strychnine peut trouver son emploi clans tous les états paralyticjues, cjnelle qu’en soit la cause et le mode.
Mais il convient, dans les paralysies de cause org-anique, de n’employer le médicament qu’à une période assez éloignée du début, c[uand on a des raisons de croire que le foyer nerveux est éteint, qu’il n’y a plus ni myélite, ni encéphalite, etc.
La strychnine a été préconisée également dans les névroses, môme les névroses convulsives, comme Vépilepsie et surtout la chorée.
Dans la chorée. Trousseau donnait jusqu’à .30 centigrammes d’extrait de noix vomique par jour.
Mais, si Ton est autorisé à employer la noix vomique et la strychnine dans la chorée, il faudra s’en abstenir dans les convulsions, dans l’éclampsie infantile, et dans tous les cas ou l’excitabilité nerveuse semblera exagérée.
La strychnine est indiquée dans les maladies de cœur, à la période d’asystolie, c[uand il y a tendance au collapsus cardiaque ; elle est indiquée surtout dans les insuffisances cardiaques aiguës, secondaires aux maladies infectieuses, à titre de stimulant passager, de sthénique nerveux.
Dans Vasthënie pidmonaire, qu’elle vienne d’une pneumonie, d’une broncho-pneumonie, d’une congestion pulmonaire active ou hypostatique, dans les catarrhes broncho-pulmonaires de la fièvre typhoïde, de la rougeole, de la diphtérie, delà coqueluche, quand tout indique une paralysie du poumon, avec menace de syncope ou d’asphyxie, la strychnine peut trouver son emploi.
Elle doit être employée également dans la dilatation des bronches cXV emphysème pulmonaire, dans la bronchite ï asthme.
La noix vomique nous rend tous les jours des services dans les maladies du tube digestif, dans la dyspepsie chronique carac“ térisée par \ atonie et la dilatation de l'estomac, dans la dyspepsie secondaire des tuberculeux et des cachectiques, dans l’atonie intestinale avec constipation.
S’il y a de la gastralgie, des douleurs vives de l’estomac ou de l’intestin, en môme temps qu’une grande impressionnabilité nerveuse, on s’abstiendra.
Il est une petite alTcction locale fréquente dans l’enfance, le prolapsus rectal, qui peut indiquer l’usage de la strychnine, en injections sous-cutanées.
iNOlX VOMIQUE ET STRYCHNINE.
Pour l’usage externe, on peut se servir de pommades, de liniments à la strychnine ou à la teinture de noix vomique, dans les cas de tympanisme, de paralysie périphérique (diphtérie, amaurose), de paralysie infantile, de paralysie obstétricale, etc.
Prépauatioxs et doses. — Le moyen le plus simple et le plus général d’administration de la noix vomique, quand on ne recherche pas les elTets physiologiques, quand on demande seulement un etTet tonique, stimulant, eupeptique, c’est la poudre en nature, qu’on donne pure ou mélangée à d’autres poudres.
Les cachets et les pilules sont peu usités chez les enfants. La poudre, administrée dans une cuillerée de sirop, d’eau sucrée, de lait sucré, de miel, de confiture, sera facilement digérée.
On donnera au maximum un centigramme de poudre de noix vomique par jour et par année d’àge, en ne continuant pas au delà de dix jours.
J’ai pour habitude de prescrire les paquets suivants dans la dilatation de l’estomac :
Poudre de uoix vomique
Bicarbonale de soude
Magnésie calcinée
Pepsine
Pour 1 paquet, à prendre matin et soir avant le repas (enfant de trois à cinq ans) ; n» 20. Continuer dix jours, suspendre dix jours, et recommencer.
J’associe toujours le bicarbonate de soude à la noix vomique, ce qui facilite sa tolérance et agit faAmrablement sur la digestion. Quand il y a tendance à la constipation, je mets de la magnésie calcinée; s’il y a diarrhée, je la remplace par le salicijlate de (jismulh.
Les autres préparations de noix vomique usitées sont : la teinture et \' extrait de noix vomique .
L’extrait alcoolique de noix Ammique s’obtient en faisant agir 8 parties d’alcool à 80“ sur 1 partie de noix vomique; on peut en donner un centigramme par année d’àge et par jour.
Grisolle, dans V incontinence nocturne d'urine, donnait 1 à 3 pilules par jour avec ;
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Oxyde noir de fer ) - „
Poudre de quassia )
Sirop d’absinthe Q. S.
Pour 1 pilule.
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