PATIENCE
La patience, Rumex Patientia, était employée en médecine par les anciens. Dioscoride vante sa racine contre les dermatoses, les écrouelles; Galien donnait les graines dans les entérites, Pline dans l’hémoptysie, etc. Bref, on attribuait à cette plante des propriétés laxatives, dépuratives, résolutives. Il est certain que la patience est laxative et se rapproche delà rhubarbe. Elle peut se donner à l’intérieur contre les scrofulides, les atonies digestives, les fièvres intermittentes. La présence du soufre explique l’efficacité de la patience dans les maladies de peau (pulpe de racine). A l’intérieur on donne la décoction de racine sèche (lo à 20 grammes p. bOO), Vinfmion (10 p. bOO), ['extrait (I- à b grammes), le .sT/c comme purgatif (40 à bO grammes). La patience fait partie de l’apozème antiscorbutique : racine de bardane et de patience, ââ 20 grammes p. 1000 d’eau bouillante; ajoutez 100 grammes de sirop antiscorbutique. A l’extérieur on emploie la décoction et la ptdpe\ la pulpe associée au vinaigre agit bien contre la gale.
PAULLINIA
La Paidlinia sorbilù (Sa])indacées) produit le guarana, substance obtenue avec les semences, qui contiennent près de b p. lOO de caféine, 9 p. 100 de tannin. Gravelle déclare que les préparations de paullinia sont toniques, calmantes et astringentes ; il les a vu réussir au Brésil, dans les hydropisies, la chlorose, l’atonie des voies digestives. En somme, la jiaullinia se place a côté du quinquina, du café, de la coca.