ROSES
Les roses, Rosa gallica, Rosa alba, etc. (Rosacées), donnent d’admirables fleurs qui réjouissent les yeux, l’odorat et qui par surcroît ont des propriétés médicinales. Les fruits du rosier sauvage, l’églantier {Rosa caniîio) ou cynorrhodon, servent à faire une confiture assez usitée en Allemagne et une conserve astringente qui sert d’excipient pour les pilules. Le bédégar ou galle de l’églantier, produit par la piqûre du cynips 7'osœ, est une substance astringente inusitée.
La rose rouge [Rosa gallica), rose de Provins, sert à de nombreuses préparations. Avec ses pétales, convenablement récoltés, on fait une infusion (5 grammes p. 500) pour l’usage interne, pour collyres, lavements, injections, une poudre (2 à 4 grammes), une conserve (10 à 20 grammes), un sh'op (30 grammes dans uno potion), une mellite ou miel rosat, un vinaigre rosat, un vin id.
Des roses pâles on retire Vessence de rose^ Veau distillée, un sirop, une huile, une pommade rosat.
Il y a dans les roses deux principes actifs : le tannin.Qi Vessence.
On a cru que le cynorrhodon était efficace contre la rage ; on ne le croit plus. La conserve de cynorrhodon est seulement astringente et antidiarrhéique. La décoction sucrée a été employée par Cazin dans la diarrhée des enfants. Le duvet des semences serait vermifuge d’après le même auteur.
La rose rouge est moins astringente que le cynorrhodon quoique plus usitée. L’infusion sert dans les ophtalmies, les angines :
Infusion de roses rouges 200 grammes.
Miel rosat 40 —
Pour gargarismes.
Les roses pâles ont été considérées comme laxatives et on a donné le sirop de roses pâles contre la constipation. Mais son action est faible. Les roses pâles servent surtout à la fabrication de l’eau distillée et de l’essence de rose employée en parfumerie.