SAPIN
en pnsmes rectangulaires droits, peu solubles. C’est à Kahler (1830) et à Alms qu’on doit la découverte de ce vermifuge précieux.
La santonine se colore en jaune à la lumièi’e solaire. Elle se dissout dans l’huile et l’essence de térébenthine. A doses fortes, elle trouble la vue [xanthopsie)\ les malades voient en jaune, orangé ou rouge; déplus, ils ont des nausées, des vomissements, de l’abattement, de l’anorexie, etc.
Plusieurs enfants ont été empoisonnés par la santonine, employée à dose trop forte : on a noté de la dilatation pupillaire, des convulsions, parfois des éruptions ortiées, de la lenteur du pouls, du collapsus, etc.
La santonine agit merveilleusement contre les ascarides lombricoïdes ; elle agit bien aussi contre les oxyures en lavement. Son action tœnicide n’est pas démontrée. La dose est de 1 centigramme par jour et par année d’âge ; on peut prescrire deux ou trois jours de suite. Voici ma formule :
Sautouine. . .
Calomel
Sucre de lait
I âa 0 gr. 05 0 gr. 50
Pour 1 paquet, n“ 3. En prendre I trois matins de suite dans une cuillerée d’eau ou de lait (enfant de cinq ans).
On a conseillé la santonine dans certaines maladies des yeux (iritis, amaurose, etc.). Pour les enfants, on fait des dragées ou pastilles à la santonine (1 à 2 centigrammes); je préfère la santonine pulvérisée et exactement dosée.
Avec la santonine, on a fait des sels (santonate de soude), plus solubles, mais partant d’une efficacité moindre.
Contre rempoisonnemeiit par la santonine, on a prescrit avec avantage le chloroforme, l’étlier, le cliloral; on fera en même temps des frictions, des enveloppements chauds, on donnera des bains sinapisés, etc.