SUREAU
Le sureau, sambucus (Caprifoliacées), était très employé chez les Grecs et les Romains de l’antiquité. Hippocrate le mentionne parmi les remèdes des hydropisies. Pline dit : le sureau est hydragogue (ascite, anasarque), ses baies sont diurétiques, sa seconde écorce est purgative, ses jeunes feuilles mangées en salade sont dépuratives. Plus tard, Sydenham et Boerhaave ont rappelé les vertus antihydropiques du sureau. Le sambucus nigra est la seule variété employée.
Les fleurs et feuilles sont sudorifiques, les haies diurétiques, les écorces éméto-cathartiques. Le sureau a été préconisé dans l’anasarque et l’ascite ; le suc tiré de l’écorce de racine (20 à 30 grammes dans l’eau sucrée ou le lait) est le plus actif à ce point de vue ; il produit des vomissements et des évacuations alvines.
L’infusion chaude de fleurs de sureau a été conseillée dans les rhumes et bronchites (5 grammes p. 1000).
L’eau de sureau a été très employée en application locale dans l’érysipèle.
Les fleurs servent à préparer une eau distillée. La tisane à 5 ou 10 p. 1000 se prépare par infusion prolongée une demi-heure; pour fomentations, on porte la dose de fleurs à 30 p. 1000. On fait un vinaigre sudorifique (o à 10 grammes) avec 100 grammes de fleurs de sureau pour 1200 de vinaigre blanc. Les baies servent à faire un extrait^ des confitures, etc.
La décoction de feuilles (20 grammes p. 300) est purgative; de môme les pousses et la seconde écorce.