‹ Les mélanges poétiques d'Hildebert de LavardinChapitre 107 sur 118 · XXVII. Ad A. comitissam · texte numérisé non relu

XXVII. Ad A. comitissam

Voici une autre épigramme évidemment omise par Beaugendre, qui n'avait aucune raison de la supprimer :

Desipit et peccat qui te mortalibus œquat.

Est inlaude parum, sed eris mihi prima dearum.

Nous la trouvons dans le n° 14194 (fol. 160) de la Bibliothèque nationale, parmi d'autres pièces d'Hildebert. Il s'agit sans doute de la fille de Guillaume le Conquérant, Adèle, comtesse de Blois. Hildebert a plusieurs fois témoigné sa respectueuse affection pour cette princesse d'un rare mérite; il lui adressait habi-

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tuellement des conseils en prose latine (1) et des éloges en vers latins. D'autres vers en son honneur ont été publiés par Beaugendre. Cette aimable fille de l'illettré Guillaume avait, nous dit Baudry de Bourgueil, la passion des lettres, et savait lire et comprendre les vers qu'on faisait pour elle :

Una tamen res est qua prœsit fi lia patri :

Versibus applaudit scitque vacare libris. . .

Jlursus inest illi dictandi copia torrens, Et prœferre sapit carmin a carminibus (2).

Les historiens ne l'ont pas, d'ailleurs, moins louée que les poètes, particulièrement Orderic Vital (3). Il nous semble qu'Hildebert ne Ta pu nommer « la première des déesses » qu'après Tannée 1122, c'est-à-dire après sa retraite dans le monastère de Marcigny.

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