XXXVII. De animalïbus post mortem carnis
Nous empruntons cette simple "mention au catalogue des manuscrits de l'École de piédecîne de Montpellier, n° 413. Est-elle bien exacte? Ne faut-il pas lire : De anima post mortem carnis ? Le nom dTIildebert est indiqué par le manuscrit, dit Fauteur du catalogue, et il s'agit de vers. On regrette de n'en pas connaître quelques-uns.
Nous avons terminé l'examen souvent fastidieux dont nous avions formé l'entreprise. Il est, comme il nous semble, clairement 'démontré que les divers éditeurs d'Hildebert ont mis à son compte, sur de fausses indications ou sans de bonnes preuves, un grand nombre de pièces dont il n'est pas l'auteur. En réduisant ainsi le recueil de ses œuvres, nous avons travaillé pour sa gloire. C'était là précisément notre dessein. Ayant rencontré, dans plusieurs de ses poèmes authentiques, de nobles et touchantes inspirations, de fortes pensées, des traits ingénieux, des vers de la meilleure fabrique, en un mot toutes les marques
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d'un vrai mérite, il nous paraissait peu probable que le même homme nous eût laissé tout ce fatras de vers mauvais ou médiocres qu'on avait publiés sous son nom. Ayant maintenant acquis la certitude qu'il faut les restituer $ d'autres, nous ne cachons pas que ceia.nous cause un vif contentement. Dès qu'il s'agit d'un écrivain digne de quelque estime, l'épuration de ses œuvres est un devoir qu'on «e plaît à remplit.
Encore un mot et nous déposerons la plume. De tous les poètes du xij e siècle, Hildebert était assurément le plus connu. Si nous avons prouvé qu'on le connaissait mal, nous aurons fait soupçonner qu'on ne possède pas des informations plus sûres sur d'autres poètes du même temps qui n'eurent pas une si grande renommée, C'est, en effet , un. soupçon qu'il faut avoir.