LXIII. De naiivUaU Domini
Ces distiques sur le jour de Noël sont peut-être d'Hildebert ; cependant il n'est pas nommé dans les manuscrits anciens où nous les trouvons, les n 09 5129 (fol. 106) de la Bibliothèque nationale, 825 de Douai et 300 de Tours. Hiidebert aimait trop s'exercer à ces jeux d'esprit; mais, de son temps, ce genre d'exercice était fort 4 la mode. Quel que soit l'auteur de nos dis* tiques, ils sont illisibles dans le texte de Beaugendre. C'est pourquoi nous croyons devoir en donner un texte nouveau, d'après le n 9 5129 et d'après une copie conservée dans les papiers de Baluze, n* 120 (fol. 372) :
Sol hodie nobis apparuit unus et alter ;
Hic opus, ille opifex ; hic levis, ille manens. Imperat hic stellis, sed ut imperet imperat ille ;
Hic jubet ire dies, ille Jubere jubet.
Sol oritur cum sole Deo, cum lumine lumen!
Lux cum lace, dies cum faciente dism.
Virgo parit sine nocte diem, sine semioc fractura,
Fit gravis absque viro> fit sine pâtre parens» Est in ea res major ea, res maxima rerum,
Est magis àmpla suo sarcina facta loco.
Nox est pêne dies nullique secunda dierum
Qua Deus induitur carne caroque Deo.
loi s'arrête le texte de Baluze; mai» il est incomplet* Suivent, dans le n p 5129, ce» quatre vers ;
Infectus factam nocte hac, iafectaque factum,
Bol prœit auroram luciferumque <Jiea ; Bol, inquam, verus, lux vera jubarque serenum,
Illud et illa Deus meut et Uie Deus,
Maie c'est bien ici que finit la pièce. Beaugeudre y ajoute très mal h propos ces deux autres vers :
Virgo Deum peperlt. Bed si quis quomodo quwrit, Mou est nosso meum, sed scio posée Deum.
Ces vers n'ont aucun rapport avec ce qui précède. C'est une épigramme séparée* qui forme un tout en deux vers. Elle se lit ainsi, plus correctement, dans les papiers de Baluze, avant la pièce sur le jour de Noël;
Virgtaltas peperlt. Bed si quis quomodo quMit, Non esse nosse meum, sedseio passe Deum.
Hildebert a fait un assez grand nombre de ces courtes épigrammes. Celle-ci, nous n'en doutons pas, lui appartient.