LXXV. De vinea evangelica. — Quotsimt anni ab
Adam ad Christian.
La première de ces deux pièces est sans nom d'auteur dans le manuscrit d'où Beaugeudre l'a tirée» ainsi que dans le n° 15216 (fol. 184) de la Bibliothèque nationale, dans le n 9 593 (fol. 24) de la bibliothèque Mazarine, et dans un volume de la collection Barrois qui se trouve aujourd'hui chez lord Ashburnham (J)j ajoutons que, dans un manuscrit de Vienne fnentionné par M. Jï&dUcher (2), elle est mêlée à d'autres vers anonymes que personne n'a jamais revendiqués pour Hildebert. Enfin cette pièce est très mal reproduite par Beaugendre* Eu voici le texte corrigé et complété :
Vinea culta fuit, cultores praemia qqaerunt.
Non labor œqualis, œqualia dona fuerunt.
Ultimus adveniens, dispensatore vocante, Tantumdem reoipit quantum qui venerat ante.
Jftic Deus ostendit quod, quandooumque venimm, ^ggrediamur opus, parti de rouuere si mus,
Plusieurs fois cités, notamment par Herrade de Landsberg et par Pierre le Chantre (3), ces hexamètres rimes
(1) Ca^aU of thfi mn. al Ashbwnham pkM \ part* II, »° 283.
(2) Catal. cod.philol. Vindob. t p. 163.
(3) Spicilegium Solesmense, t. Ip. 450*
sont d'un poète inconnu. Hildebert en a fait de meilleurs sur la même matière, que Beaugendre a publiés à la col. 1225. Mais, tels qu'il les a publiés, ils ne sont pas tous intelligibles. Nous en avons un texte plus correct dans le n° 14958 de la Bibliothèque nationale, fol. 245. Le voici :
Vinea culta Dei plebs est. Infantia mane ; Flamma juventutis quasi tertia ; nona virilis iEtas, jam frigescens, undecimamque senectam Accipimus. De mane puer juvenisque sub œstu, Yir circa nonam, veteranus vespere fiunt Cultores. Pretium datur unum : vita perennis.
Quant aux deux vers sur Page du monde à la venue de Jésus-Christ, ils sont laissés à qui les voudra prendre à son compte. Hildebert n'en est certes pas coupable, car il ne pouvait ignorer la quantité du mot quinquagies.