IV. De morte
A la col. 1442 de la même édition. Ces distiques sont mieux intitulés, dans les n 08 14194 (fol. 168) de la Bibliothèque nationale et 887 de Troyes : Ad réginûm Anglix. On ne peut, en effet, comprendre le premier vers,
Inter opes et delicias populique favores,
si Ton n'est averti qu'il est à l'adresse d'une reine ou d'un roi. Hildebert parle à la reine Mathilde. Mais il ne faudrait pas supposer qu'un prélat si bien appris ait commis l'inconvenance d'envoyer un message à cette riche et puissante dame, uniquement pour lui rappeler quel est le néant des grandeurs humaines. Dans un manuscrit de l'abbaye de Foucaumont, vu par Baiuze (2), ces vers se lisaient à la fin d'une lettre que Beaugendre et M. l'abbé Bourassé n'ont pas intégralement publiée. C'est la onzième lettre du troisième livre. Après les mots ad exemplar, ou plutôt ad exemplum honestatis, il y avait dans le manuscrit de Foucaumont : De cetero prœsentium latorem, fratrem et filium nostrum Robertum, Po& Majestati comrnendo, cujus si tibi placuerit obsequiwm, bene de te, nisi fallor, sedulitas merebitur obsequentis. Magna quidem pos-
(1) Order. Vital, lib. XI, cap. ugc.
(2) Papiers de Baiuze, n» 120» fol. 298.
tulo, $ed regina M. majora meritis postulare me permittit, quse majora meritis impendere non desistit. Vale. Ensuite venaient les vers. Le fragment omis par Beaugendre fait précisément connaître l'objet de la lettre. C'est une lettre de recommandation.