XIII. Epitaphium Berthœ
Au feuillet 328 :
Forma, proie, viris et Odone parente beata,
•IJac scrobe Bertha jacet, Caesare digna viro. Consulibus nupsit, totidem paritura, duobus,
Vultu restaurans et probitate patres.
1 Quam licet in vfetitum res, sexus, forma vocarent*
Npntamen in vetitum femina flexit iter.
Quœ pietate Deo, quœ grata pudore maritis, .
Egit ne livor carpere posset eam. * Tecto, veste, cibo, potu, recreavit egentes,
Ecclesiis aurum, pallia, vasa, dédit. Aprilis duodena dies hanc abstulit orbi,
Prœ missis opibus, mente manuque polo*
(1) Édit. de M. Th. Wright. — On le* trouve 6403 oom 4«Hs une glose, au n° 8427 de la Bibl. nat.., fol. 5»
d'hildbeert de lavardin 191
Berthe, fille d'Eudes II, comte de Champagne, et d'Ermengarde d'Auvergne, fut mariée, en premières noces, au comte de Bretagne, Alain le Rebru ; en secondes, à Hugues II» comte du Maine, Totiçlem paritura signifie que son fils du premier lit, Gonan, fut comte de Bretagne, et son fils du second lit, Herbert, comte du Maine. Cette épitaphe nous paraît ainsi clair rement expliquée,
Nous pouvons en citer deux copies, outre celle de Baluze, dans le n° 3761 (fol. 67) de la Bibliothèque nationale et dans un manuscrit de Vienne d'après lequel M. Endlicher Ta publiée (1). Ces deux copies sont anonymes, mais elles suivent ou précèdent des poèmes d'Hildebert. Quand Berthe mourut, en 1085, étant comtesse du Maine, Hildebert, chanoine du Mans, avait environ trente ans. On peut donc considérer comme très probable qu'il est l'auteur de son épitaphe.