‹ Les mélanges poétiques d'Hildebert de LavardinChapitre 98 sur 118 · XVII. De cervisia · texte numérisé non relu

XVII. De cervisia

Nous passons au feuillet 331 des Papiers de Baluze, . où nous lisons :

Nullus amicorura posset meliora monere Quam tu, quo moneor parcere cervisise.

(1) Ce mot est certainement altéré.

194 LKS MÉLANGES POETIQUES

Cum btbo cervisiam nihil est turbatius illa, Sed cura mingo nihil cl a ri us esse potest.

Terreor inde nimis, quoniam quœ spissa bibuntur Reddita clara gravi viscera fœce replent.

M. Pressel a publié ces vers dans la Revue de philo logie (1), d'après le n° 3761 (fol. 67) de la Bibliothèque nationale ; mais il les a publiés, comme ils sont dans le manuscrit, sans nom d'auteur. Nous en avons une autre édition, également anonyme, de M. Wattenbach (2). Ils sont encore sans aucun nom dans le n° 3652 (fol. 25) de la Bibliothèque nationale. On doit néanmoins remarquer que le copiste de ce dernier recueil de vers a cru le former tout entier avec des œuvres authentiques d'Hildebert. L'opinion de Baluze s'appuie donc sur un ancien témoignage. Cependant il ne faut peut-être pas s'y fier. Matthieu de Vendôme dit avoir aussi composé des vers élégiaques contre la cervoise :

» , Tibi cedens

Carminé, Bacçhe, raeo cervisiana lues (3).

Or, si les vers de Matthieu de Vendôme ne sont pas ceux que Baluze a recueillis sous le nom d'Hildebert, ils sont perdus, à moins pourtant que ce ne soient ceux que M. Giles a publiés sous le nom de Pierre de Blois (4). L'épigramme que nous venons de citer a été

(1) Tome I, pi 408*

(2) Anzeiger fur Kunde der deutschen Vor&eitl 1876, coL 80.

(3) Wattenbadh. Poetischer Briefstellef von M. v. Vendôme, dans Sitzung der philos, philol. Class. vom 5 nov* 1872, p* 57t.

(4) Opetd Pelri Blesensis, t. IV, p. 373.

d'hildebert de lavardin 195

servilement imitée, au xin* siècle, par Henri d'Avran-

ches (1) :

Nescio quid stygîœ monstrum conforme paludi Cervisiam plerique vocant. Nil spissius illa, Durabibitur; nil clarius est dum mingitur; unde Constat qùod multas fœces in ventre relinquit.

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