‹ Les méléagrinicoles, espéces nouvellesChapitre 39 sur 61 · PENSE AE · texte numérisé non relu

PENSE AE

Testa minutissima, umbilicata, discoïdea, valde depressa ; tenui, hyalina, pellucida ; utrinque subplanata ; spira brevissima ; apice obtusissimo ; anfractibus quaternis, ultimo, maximo, sulcis tenuissimis transversim ornato, strigis curvis subsquamosis allernantibus ; interstitiis paulo rotundatis ; sutura subimpressa; apertura trigono-subcirculari; margine simplici.

Long. 0,001. Lat. 0",0002.

Très-petite coquille discoide, fort déprimée, extrêmement fine et légère de structure; vitrée, transparente, blanchâtre, peu brillante, presque mate; le Vitrinella Ponceliana présente une assez large base sur laquelle s'ouvre un ombilic de grande dimension à l’intérieur duquel on peut facilement

apercevoir les tours de spire. Cette base a une convexité des plus minimes, et la partie supérieure de la coquille, ellemême, est presque plane; il en résulte qu'entre ces deux parties, fort rapprochées l’une de l’autre, il ne reste à la spire qu'une épaisseur médiocre pour y dérouler ses quatre tours. Ceux-ci croissent assez rapidement et sont assez bien arrondis. Leur surface qui, à l’œil nu, paraît parfaitement lisse, se trouve cependant ornée de très fins sillons qu’on aperçoit à la loupe, ils suivent la spire et laissent entre eux des espaces légèrement arrondis. Si on soumet la coquille à un très fort grossissement, on reconnaît des stries courbes disposées de façon à simuler des écailles qui traversent l’intervalle des sillons. La suture est assez profonde; l'ouverture est simple, non épaissie, non réfléchie, presque ronde, elle s’élargit un peu en venant se reposer sur l’avant-dernier tour, et par suite elle devient presque trigone.

C’est à l’érudit secrétaire de la Société Havraise que nous avons dédié ce joli petit vétrènella.

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