VIII. — SPHENIA PACIFICENSIS
PÉLIT, fig 10 Il.
Testa ovato-elongata, paulo inæquilaterali, valde inæquivalvi, albula, semitranslucida ; strigis transversis, concentricis fere regularibus ornata ; postico latere antico angustiori, epidermide levi induto, super strigas sinuato ; umbonibus magnis acutis, ab umbone angulo obtuso decurrente, postico truncato hiante.
Alti. 0,008. Lat. 0",0045. Diam. 0,002.
Cette espèce est comme celle qui précède, une coquille de forme transverse allongée ; elle diffère cependant du
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Sphenia fragilis sur plusieurs points. D'abord les sommets se rapprochent beaucoup plus du milieu des valves que de leur extrémité antérieure, ce qui n’a pas lieu chez le fragilis. La coquille n’est point ventrue près des sommets comme celle-ci. Sa forme, au contraire, est atténuée sur presque toute son étendue, un seul petit renflement se laisse apercevoir vers le corselet. Elle ne s’élargit pas non plus dans la partie antérieure ainsi que cela a lieu chez la première, ses bords inférieurs tombent presque droits vers la troncature qui est garnie d’un épiderme beaucoup moins épais, et qui paraît ne pas se prolonger aussi loin au dehors. Un très léger angle décurrent partant des sommets vient rejoindre à peu près l'angle externe de la troncature qui est moins tranchée que dans l'espèce précédente. Les stries sont un peu plus régulières, plus vivement accusées en saillie et en épaisseur, elles laissent entre elles des sillons plus profonds qui s’impriment à l’intérieur des valves. Le Sphenia pacificensis est aussi plus épais, moins fragile, moins translucide ; ses crochets sont aigus, la charnière est la même’ que celle du fragilis. Les empreintes musculaires sont un peu allongées, lempreinte palléale rejoint la postérieure en décrivant un sinus assez aigu, le tout au reste est peu prononcé.