‹ Les mélodies grégoriennesChapitre 52 sur 55 · BD · texte numérisé non relu

BD

-fi — fi

a ■ 8 b Pa

e u o u a e. Ecce sacérdos magnus. e u o u a e.

Dixit Dominus.

Médiantes.

Jlts méloDtes grégoriennes.

Mode. -

e u o u a e. Be- âtam me dicent, e u o u a e.

E- untes i- bant.

Ton

irrégulier.

e u o u a e. Nos qui vivimus.

On rencontre d’autres différences encore dans les listes que nous ont données Bernon, Aurélien, Hucbald, Réginon, Gui d’Arezzo, etc. : plusieurs d’entre elles, ayant un caraétère trop suspensif pour être employées sans que l’Antienne suive immédiatement, sont à cause de cela tombées de bonne heure en désuétude.

La médiante n’est pas soumise au même genre de variations que la terminaison : elle se modifie, et encore légèrement, sous l’influence de l’accent tonique, d’après les règles que nous allons ici résumer aussi brièvement que possible.

Voici d’abord la formule des médiantes pour chaque mode :

e » ba

a SS

et nunc et semper. eueee. eueee.

. la S -

* n CB . «

eueee.

fl

eueee. eueee.

OU “ ® a “ .

eueee. eueee. eueee.

i° Dans chaque formule la note pénultième du chant doit coïncider avec celle des deux avant-dernières syllabes qui porte l’accent tonique.

Des psaumes, fies antiennes et ùes répons.

Exemples :

in te sperâvi.

in te speravimus.

in te sperâvi.

in te speravimus.

Toutefois lorsqu’à la médiante des deuxième, cinquième et huitième Modes, il se rencontre un monosyllabe ou un mot hébreu ayant l’accent sur la finale, la note pénultième du chant correspond à ce monosyllabe ou à cette finale, et y demeure suspendue, de façon à ce que la dernière note du chant est supprimée : c’est ce que l’on appelle une médiante rompue.

indutus est.

De- us Isra- él.

Médiantes

rompues.

Lorsque la médiante des autres tons finit par un mot hébreu, on traite celui-ci comme s’il était accentué à la manière latine, c’est-à-dire accentué sur la pénultième ou l’antépénultième.

On ne compte pas non plus l’accent du monosyllabe final.

De- us Isra- el.

et exâudi me.

S’il arrive, dans ce dernier cas, que le monosyllabe soit précédé d’un mot accentué à la pénultième, il n’y a pas alors de syllabe accentuée sur laquelle on puisse appuyer la note pénultième de la modulation. Faute de mieux, on prend la syllabe qui a le plus de valeur après l’accent, c’est-à-dire la finale.

Ki

Rien ne pourrait motiver :

lætâbitur rex.

lætabîtur rex.

2° Dans certaines médiantes, à savoir celles des premier, troisième et septième Mode, la formule commence par une élévation de la voix à la quatrième note à partir de la fin. Il faut remarquer

A nticipa tions.

Ües méloùtes grégoriennes.

que cette élévation de voix constitue une sorte d’accent musical, indépendant du reste de la formule : c’est pourquoi on peut l’anticiper pour le mettre d’accord avec l’accent du texte, de façon que si la syllabe à laquelle correspond régulièrement la quatrième note dont nous parlons, c’est-à-dire la seconde syllabe avant celle que nous avons dit devoir coincïcler avec la note pénultième de la formule, vient dans le mot après l’accent tonique, on anticipe l’élévation de la voix sur cet accent.

S cTa

"iâi

Domino me- o.

stéri-lem in domo.

et non pas :

tâi

Dômino me- o.

stéri- lem in domo.

Selon le besoin, les mots hébreux sont traités tantôt à la

manière latine, tantôt selon les

HîT"

Lauda Jerüsalem Dôminum.

règles de l’hébreu.

9 « ® fi

Qui regis Isra-él intende.

Les règles que nous venons de donner à propos des méchantes des premier, troisième et septième Modes sont applicables à la terminaison du cinquième et du septième.

Nous trouvons ces règles généralement observées dans les anciens monuments; il faut avouer cependant que nos pères les ont parfois négligées et ne se sont pas toujours fait une loi aussi absolue de n’élever jamais la finale du mot. Dans un chant des Psaumes un peu rapide, cette loi peut amener en effet une certaine gêne. De plus, dans les Psaumes de l’Introït, et par conséquent dans le ton solennel propre aux Cantiques Evangéliques, la modulation présente des groupes de notes qui exigent ou permettent un rhythme plus indépendant du texte.

Des psaumes, Pes antiennes et Pes répons.

Le ton des Psaumes à l’Introït dérive du ton ordinaire, comme les deux exemples suivants suffiront à le démontrer :

Mode.

Sa c

Eructavit cor me-um verbum bonum, dico ego opera

me- a Re- gi.

-a — aa

Eructavit cor me- um ver-bum bo-num, di-co ego

opéra me-a Re- gi.

Mode.

g - a a - a - bb - a — a - — -a —

Eructavit cor me-um verbum bonum, dico ego opéra

me- a Regi.

Pd

Eructavit cor me-um verbum bonum, di-co ego opéra

~fa a

me- a Régi.

En faisant la même comparaison dans le quatrième Mode, on comprend combien est fautif le b mol introduit dans les livres modernes aux Introïts de ce Mode.

Le si, qui est naturel dans la psalmodie ordinaire du quatrième, est répété au ton solennel, comme le ré dans celle du huitième, et doit par conséquent rester naturel.

Rapport entre le ton des Versets à l'hitroït et celui des Psaumes de l' Office.

Le B dans la psalmodie du quatrième Mode.

T er mi 7i disons des Versets aux Introït s.

Répons.

Üefi tnéloùteg grégoriennes.

Eructavit cor me- um verbum bonum.

Ta a

aa a

E-ructâvit cor me- um verbum bonum.

En bémolisant cette note si on altère gravement la mélodie; et c’est ici surtout qu’Elie Salomon, dont nous avons cité les paroles indignées à propos du b mol dans les Leçons, aurait raison à ce qu’il semble, de crier au scandale.

Il y a aussi pour la terminaison du Psaume dans les Introits, des différences en rapport avec les premiers mots de l’Antienne. Seulement elles sont moins nombreuses, et ne peuvent plus être usitées qu’avant la reprise de l’ Introït, aux mots Amen.

En voici deux exemples ;

A chaque page du Graduel et de l’Antiphonaire grégorien, on remarque le même soin à tout harmoniser selon les règles du goût le plus délicat, de façon à ce que non-seulement chaque phrase prise isolément coule avec ce naturel et cette limpidité qui sont le cachet des œuvres à la fois simples et belles, mais qu’elles se succèdent et s’enchaînent les unes aux autres toujours avec aisance et douceur.

Sous ce rapport, les Répons soit ceux de Matines, soit celui de la Messe, appelé Graduel, ne sont pas moins bien composés que les Antiennes. Les Versets, même dans les riches vocalises du Graduel, conservent un caraétère récitatif très marqué. De même que pour les Psaumes et les Antiennes, la fin des Versets s’agence soit avec le corps même du Répons, soit avec la reprise ou réclame d’une manière toujours simple et naturelle.

Dec psaumes, Dec antiennes et Ses répons.

Peut-être serait-ce ici le lieu d’exposer la théorie des Modes de la musique grégorienne. Mais pour l’approfondir, il nous faudrait entrer dans des explications plus spéculatives que pratiques, et plus longues que ne le comporte le cadre de cet ouvrage. Contentons-nous de quelques observations.

La loi des Modes dans le chant n’est que l’application à la composition musicale de la loi d’unité nécessaire à toute œuvre d’art. L’unité mélodique d’un morceau de plain-chant résulte principalement de deux choses : de ce qu’il y a dans ce morceau i° une note principale de récitation , autour de laquelle la voix aime de préférence à se mouvoir : c’est ce que l’on nomme la dominante ; et 2° une note principale de cadence , sur laquelle la voix vient de préférence se reposer : cette note est la finale. Dans les récitatifs proprement dits, il y a, comme nous l’avons vu, diverses dominantes et diverses formules de cadences, qui permettent d’établir, pour ces récitatifs mêmes, une certaine classification, sans que toutefois on puisse les ranger dans des Modes très caractérisés. Les Antiennes et les Répons, surtout en ce qui concerne les cadences, présentent moins de vague, une allure mélodique plus appréciable, un Mode ou manière d’être plus facile à déterminer ou à classer.

On sait que les théoriciens distinguent communément huit Modes, ayant pour finales et pour dominantes respectives celles que nous représente le tableau suivant :

Finale.

Dominante .

Finale.

Dominante.

RE

— • LA

OU

LA

MI

RE

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