BASTELICA
ASTÉLICA était un jeune homme de ^^' vingt-six ans, né à Marseille, en ayant
le type, gesticulant et parlant beaucoup. C'est lui qui fonda la section marseillaise de l'Internationale. Il en fut secrétaire correspondant et fut un de ceux qui cherchèrent le plus à entraîner l'Internationale sur le terrain politique. Menacé d'arrestation à la suite des poursuites de 1870 contre l'Internationale, il parvint à s'échapper et passa en Suisse. Revenu en France après le 4 septembre, il prit part à l'insurrection de Marseille que dirigea Gaston Crémieux. Après l'avortement de cette tentative de com-
CAMELINAT.
mune en pro^"il"lce, Bastélica vint à Paris et fut nommé directeur des contributions indirectes de la Seine.
CAMELINAT,
AM EL IN AT était un des plus fameux chefs de l'Internationale. C'était un excellent ouvrier bijoutier, probe et rangé, bien connu dans sa corporation des patrons comme des ouvriers, estimé et respecté de tous. Il assista au premier congrès international tenu à Bruxelles en 1866, et organisa la première grève des ouvriers en bronze contre M. Barbedienne.
Etant allé en Allemagne faire de la propagande internationale , la justice allemande le poursuivit pour délit de société secrète et le condamna par contumace. Revenu en France, le gouvernement prussien demanda son extradition. La chose émut les bijoutiers qui lirent une pétition en corps pour engager l'empereur à refuser l'extradition demandée. L'empereur, qui, on le sait, ne voyait point dun trop mau-
vais œil le développement de l'Internationale, accéda aux demandes des bijoutiers, et Caméiinat resta libre.
Il comparut dans les deux premiers procès de l'Internationale en 1868 et fut condamné à plusieurs mois de prison. On n'entendit dès lors presque plus parler de lui. La Commune le délégua à la Monnaie, poste qui réclamait la plus grande probité et où Camélinat se conduisit en parfait honnête homme. Il conserva les coins et ne fondit aucun des objets volés dans les églises ou dans les édifices publics.