CAVALIER
pour une plaisanterie, on peut concevoir qu'en un moment de désespoir on se jette dans la Commune, qui avait placé Tony-Moilin et logeait Vésinier.
Cavalier était de Rouen comme Vallès, avec lequel il se lia au collège. Cavalier vint à Paris et prit le métier d'étudiant, qu'il professa toute sa vie. Sa réputation date de la représentation à' Henriette Maréchal. Cavalier siffla tellement fort qu'il fut remarqué; Vallès, de concert avec lui, le dénonça le lendemain sous le nom de Pipe-en-bois, et Pipe-en-bois fut célèbre à jamais.
Il collabora à la Rue de Vallès, à la Montagne de Maroteau, au Citoyen d'Armand Lévy. Gambetta le prit comme secrétaire, et Pipe-en-bois ne quitta plus le jeune ministre tant qu'exista la délégation de Bordeaux. Après l'armistice, il vint à Paris, et après le 18 mars la Commune le nomma ingénieur en chef du département de la Seine en remplacement de M. Alphand. Cavalier s'occupa surtout d'arroser la ville. Allant de café en café, le joyeux garçon qui compte autant d'amis que de connaissances , car il est aussi sympathique que laid. Cavalier, disonsnous, demandait à chacun : « Eh bien, vous avez vu, mes cantonniers?* — Tant \"ont les canton-
niers à l'eau..., lui repartit un jour quelqu'un. Qu'on s'en ^a à Versailles, et Cavalier y est allé entre deux gendarmes, le pauvre diable!
COMBATZ.
OMBATZ avait vingt-sept ou vingthuit ans. Il avait été employé des télégraphes, mais sa mauvaise conduite, et aussi, dit-on, des indélicatesses commises le firent chasser de l'administration. Combatz s'improvisa directeur des télégraphes après le i8 mars, et se plaignit amèrement de Versailles, qui avait désorganisé le service et empêchait la télégraphie extérieure. Le Comité central simplifia la chose en supprimant la télégraphie intérieure. Combatz donna sa démission et fut remplacé par Pauvert.
Nommé ensuite chef de la 6^ légion, Combatz se montra féroce envers les réfractaires , prononça la dissolution de trois de ses bataillons, et tinit par se faire accuser de lâcheté.
On le croit prisonnier.