‹ Les membres de la Commune et du Comite centralChapitre 22 sur 142 · J.-B. CLEMENT · texte numérisé non relu

J.-B. CLEMENT

u 'allait- IL faire dans cette galère, le doux auteur des Petites Bonnes de chei Durai. Sa seule ambition était de faire un peu de bruit, mais un peu seulement autour de lui. Comment le fracas de la Commune ne l'a-t-il pas effrayé? Qui n'a vu sa tête étonnamment recroquevillée, ridée et parcheminée dans les cafés du boulevard, et ne s'est dit : Ce doit être un bien doux homme que ce bonhomme !

Ce Lycurgue-là fut d'abord meunier comme son père, et resta même, croyons-nous, un peu meunier toute sa vie. Il faisait des chanson-

nettes qui eurent du succès, telles que : oAh ! le joli temps. Fourjiaise. et de petits journaux, comme le Casse-Tête^ le Pavé, la Lanterne impériale^ la Lanterne du Peuple, que la 6^ chambre tuait impitoyablement.

11 écrivit également dans la Réforme. Ses chansons sont pleines de poésie rustique et rappellent un peu celles de Dupont. Ses articles étaient assez vigoureusement écrits ; mais le fond manquait ou n'était que désavantageusement remplacé par les idées biscornues qui foisonnaient.

Chansonnettes et journaux lui firent une assez petite réputation, car, rien que dans Vaugirard, il se trouva 5,025 électeurs qui, à coup sur, ne le connaissaient pas pour l'envoyer à la Commune. La fatalité s'acharna après le pauvre meunier et lui refusa le peu de célébrité que le sacrilice de sa tranquillité aurait dû lui acquérir. A la Commune affreux fatras ! trois Clément d'un coup, tous trois inconnus, si bien qu'on ne les démêle plus. Est-ce Clément un ou Clément deux, E., V. ou J.-B. Clément qui a dit eu fait cela> L'histoire, que Delescluze a traitée de catin, a eu un caprice et ne s'est souciée d'aucun des trois.

Cependant, en compagnie d'Assi, on le délé-

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