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PHILIPPE

HILIPPE était certes une des plus belles fleurs du bouquet communeux.

2JÏ Comme Ledroit, c'était un forçat libéré. A.près avoir pris aux galères ses premiers grades

pour arriver à la Commune, Philippe vint s'établir à Bercy, devint trafiquant de cabarets, et, voyant prospérer ses affaires grâce à une indélicatesse bien naturelle chez un forçat, il fonda deux maisons de prostitution dans le quartier. Lonclas en dirigeait une, lui tenait l'autre.

Ce passé offrant à des coquins assez de garanties de scélératesse, Philippe fut d'abord nommé chef du 56^ bataillon pendant le siège, puis aux élections complémentaires pour la Commune il parvint à réunir 3,483 suffrages dans son arrondissement.

Que ce forçat qui ne savait rien n'ait eu d'autre opinion politique que celle de satisfaire ses désirs personnels, la chose se comprend et était trop générale à la Commune pour que personne y trouvât à redire. Cependant Philippe était mal à son aise à l'Hôtel de ville où se trouvaient encore par-ci par-là quelques honnêtes gens. Il ne vint que deux ou trois fois aux séances et il n'y prit qu'une seule fois la parole : « Nous sommes, dit-il, en butte à une réaction terrible. Il faut prendre des mesures énergiques. Que l'on sache que nous sommes bien décidés à briser tous les obstacles que l'on oppose à la marche triomphale de la révolution. »

Philippe se tenait plus volontiers dans sa

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