‹ Les membres de la Commune et du Comite centralChapitre 81 sur 142 · AVOINE · texte numérisé non relu

AVOINE

L y eut deux Avoine, le père et le rils, agissant en commun pour la cause générale et pour leur gloire particu-^ lière. La fortune répondit mal à leurs desseins. Malgré tous leurs efforts, leur propagande, leurs démarches, ils ne purent arriver à une réputation passable dans Montrouge qu'ils remuaient. Bien que le père ait conseillé aux électeurs de rejeter sur son lils les voix qu'ils auraient pu lui

donner, la famille Avoine ne put, dans le 14^ arrondissement, réunir que 332 suffrages; nombre fort insuffisant — même pour un seul homme — malgré toute la bonne volonté possible.

Les deux Avoine étaient modeleurs ; tous deux quittèrent leur état pour entrer dans Tlnternationale. Le fils, nommé pendant le siège commandant du 103^ bataillon, fut inculpé dans l'affaire du 22 janvier et parvint à se faire nommer membre du Comité central. Il y joua d'abord un assez grand rôle, mais son arrogance, sa vanité, ses airs vainqueurs de matamore en bonne fortune lui aliénèrent promptement ses collègues, gens chatouilleux sous tous les rapports.

Il brigua le commandement en chef de la garde nationale, mais, mis en suspicion, il échoua dans ses desseins. Il dut se contenter de la fantastique cavalerie de la Commune dont la direction lui fut confiée.

Son père, plus intelligent que lui et moins vaniteux, se fit nommer délégué à la mairie de Montrouge, mit le quartier sens dessus dessous, fit de fréquents appels à la caisse et y laissa un déficit net de 150,000 francs.

Le père Avoine, en compagnie du fils Avoine, a pu sortir de France et aller sous des cieux

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